Le modèle innovant des communautés de connaissance au Japon
Comment faire la différence dans un monde globalisé hyper compétitif où la pertinence de l’offre des organisations se joue sur des rythmes chaque jour plus courts ? Pour répondre à ce défi, les entreprises japonaises animent des communautés avec leurs clients et leurs partenaires, et créent une connaissance opérationnelle utile pour tous et dont résulte leur efficacité économique.
A l’issue d’une présentation succincte des fondements culturels de ce modèle innovant à travers les concepts de budo (voie du guerrier) de ba (espace partagé) et de kata (rituel), le livre Le réveil du samouraï présente les témoignages de plus de vingt grands groupes et PME japonaises qui mettent en œuvre avec succès cette gestion stratégique où l’on ne joue pas contre les autres mais avec pour gagner en justesse et en rapidité.
L'auteur rend compte dans ce livre de ses dix missions au Japon où il collabora directement avec le professeur Nonaka et avec la Knowledge Management Society of Japan dont il est membre de l’International Advisory Board. Ces exemples concrets représentent une formidable incitation pour redéfinir sa relation au marché tout en dynamisant la participation de tous dans l’entreprise.
Le réveil du samouraï. Culture et stratégie japonaises dans la société de la connaissance




Petite précision sur le Budo... ou plutôt les budo.
De nos jours, on entend par Budo la modernisation des Arts Martiaux Japonais, les Bujutsu. Depuis la fin de la dynastie Tokugawa et l'abollition de la Caste des Samouraï, les Bujutsu, visant à préparer à la guerre et de cette façon élever l'âme du guerrier, sont devenus obsoletes... Bien que certaines écoles enseignent toujours ces anciens styles de combat (certain étant d'origine divine et le Japon étant constitué d'une population à 90% théoriquement shintoïste, préserver ces enseignement était capital !) hérités du passé troublé du pays et des grands guerriers s'y étant illustrés. A titre d'exemple : Katori shinto ryu ou encore Shinto Munen ryu.
Aussi, les budo sont devenus un moyens d'élever l'esprit et des supposées techniques d'auto-défense... Hélas, dans nombre de cas, leur enseignement fut largement perverti.
Le lien avec le zen fut souvent coupé par le passage de ces styles en occident, et donc les styles ont été amoindris, et par conséquent les capacités des élèves des nouvelles générations. Aussi, loin d'élever l'âme des "budoka", la plupart du temps, les Budo sont totalement corrompus par des tournois, compétitions inter-écoles, voire transformer en art du spectacle par des films d'actions, certes très intéréssants à visionner, mais qui donnent une image très peu représentative de la vérité et de la réalitté des arts martiaux (exemple : Taichi master n'est rien d'autre qu'une mystification du Dian Mai... Mais bon, difficile de leur en vouloir, vaut mieux ça que d'expliquer aux gens comment tuer quelqu'un avec un seul doigt ! XD).
Eh quoi ! Un artiste martial n'est pas un amuseur public !
Et là encore, les japonais du monde moderne font fort en reprennant les principes forts du Bushido à leur compte, et c'est pas peu dire : la voie "vile et méprisable" du marchand est très différente de la Voie sublime du samouraï, leurs ancêtres n'ont du en faire qu'un tour dans leurs urnes ! On avait pas vu pareil détournement depuis l'avènement des Mormons.
Rédigé par: Longzi | 16 septembre 2009 à 16:25