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par DUNOD

L'AUTEUR

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Pierre Fayard est professeur à l'université de Poitiers et directeur du Centre franco-brésilien de documentation scientifique et technique (CENDOTEC) de Sao Paulo.
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LES LIVRES

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Créateur de communautés

Mediascope NTT Inc.

La connaissance ne peut être gérée, cette approche d'inspiration nord-américaine est trop focalisée sur les technologies de l'information. Au Japon, on se concentre sur le principe des commuautés émergentes selon une approche plus émotionnelle (p. 153).

On ne diffuse plus un produit, un service ou un enseignement. Aujourd'hui, ils doivent être comme appelés par une nécessite collective, ou intersubjective, que l'on peut seulement contribuer à construire (p. 156).

From "one to one" to "with". Jusque-là, l'entreprise se concevait comme une entité distincte et séparée à la fois de ses clients, et plus globalement, du monde exterieur (p. 158).

In Le reveil du samourai. Culture et strategie japonaises dans la societe de la connaissance. Ed. Dunod, Paris 2006.

L'art de la guerre est comme l'eau

L’eau fuit les hauteurs

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15. La victoire par la situation. Amener le tigre à quitter la montagne. Le général ne demande pas la victoire à ses soldats mais à la situation. Xénophon dispose le reste de ses troupes le dos à la montagne pour vaincre psychologiquement les Perses.

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L’art de la guerre est comme l’eau qui fuit les hauteurs et remplit les creux. So what ? interroge le lecteur de Sun Tzu devant cette affirmation élémentaire ? En quoi ce mécanisme purement physique serait-il d’un quelconque enseignement pour l’art de la guerre ?

Traditionnellement, la culture chinoise fait usage d’images pour traduire une pensée ou donner un enseignement. Une hauteur constitue un obstacle difficile à surmonter ou une résistance qui s’oppose aux finalités d’un stratège. S’en affranchir est coûteux, voire hasardeux, alors que l’on sait que Sun Tzu recommande toujours l’économie (voir « Sun Tzu et le management » dans ce blog).

Au contraire, une déclivité ne représente pas seulement une vulnérabilité, mais un facteur d’accélération d’un mouvement de troupes, ou d’une stratégie. L’usage habile des creux est économique du fait que le stratège utilise astucieusement cette configuration du terrain, que l’on peut assimiler plus généralement aux caractéristiques d’une situation donnée.

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Le général ne demande pas la victoire à ses soldats mais à la situation. So what ? une fois encore ! Cette autre citation souligne l’importance du potentiel que l’on peut rencontrer dans les environnements, ou les contextes, dans lesquels on se trouve.

Pour Sun Tzu, les soldats ne sont pas, de manière intemporelle, redoutables et efficaces, ou pleutres et incapables ! Tout dépend de la situation dans laquelle il sont placés, et qui les rendent forts et déterminés ou faibles et timorés, et cela à l’image de l’eau dont le comportement épouse la circonstances ou la configuration d’un terrain.

L’eau prend la forme de ce qui la contient : dans un vase, elle est vase, en dessous de zéro, elle devient glace, au delà de cent degrés : vapeur... Dans un lac de montagne, elle est stable, mais dans le lit d’ un torrent en forte pente, elle ravage tout sur son passage !Ainsi en va-t-il de l’art de la guerre qui tire profit des circonstances.

En disposant ses maigres troupes fourbues, le dos à une falaise face à une armée perse nombreuse et bien alimentée, le général grec Xenophon mit ses adversaire devant le dilemne suivant : ou affronter une bande d’enragés n’ayant plus rien à perdre du fait de l’impossibilité de retraite dans laquelle ils étaient disposés, ou bien... d’attendre une occasion plus propice ! Et les Grecs furent saufs !

Pour approfondir : Comprendre et appliquer Sun Tzu. La pensée stratégique chinoise : une sagesse en action. Dunod, 2e édition augmentée, Paris 2007.

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The BA of Sherlock Holmes & Dr. Watson

Elementary, my dear Watson!

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To illustrate the complementary difference between on one side the perception of weak signals produced by serendipity, fuzzy receptivity, tacit know-how, craft experience and intuition, and, on another side, explicit objective information, Noburo Konno makes reference to the tandem Holmes – Watson.

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Sensible, clear-sighted and creative, Sherlock Holmes identifies weak signals, and then processes by induction and combines them to make sense. On the contrary, the deductive Dr Watson analyses, and that is the reason why he finds out later.

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Watson rationalizes like an historian what Holmes presents to him as “elementary!”. These two ways to process are not antagonist but complementary. Dr Watson’s pre-conceptions orient Holmes’s perceptions and even induce his sensibility that lead to identification of relevant signals.

Doing so, Dr. Watson’s rationality frees the imagination of Holmes, making him capable to devote full time and art to his insight activity. It constitutes the backdrop, the previous accessible and explicit knowledge and competences that match creatively with curiosity and no a-priori availability.

Through each investigation, the couple Holmes – Watson creates a strategic knowledge community set up toward the discovery of the truth! They convene partners and all possible indicators that allow them to step ahead to their aim so that they assume their detectives’ commitments.

Read more about that: Le réveil du samouraï. Culture et stratégie japonaises dans la société de la connaissance, Dunod, Paris 2006.

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