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par DUNOD

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Pierre Fayard est professeur à l'université de Poitiers et directeur du Centre franco-brésilien de documentation scientifique et technique (CENDOTEC) de Sao Paulo.
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LES LIVRES

« janvier 2008 | Accueil | mars 2008 »

Mètis, l'intelligence rusée des Grecs

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Le point de départ de l'intelligence est la prise en considération des autres hommes. (René Khawam, Le livre des ruses. La stratégie politique des Arabes).

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La Métis est une forme d'intelligence et de pensée, un mode de connaître ; elle implique un ensemble complexe, mais très cohérent, d'attitudes mentales, de comportements intellectuels qui combinent le flair, la sagacité, la prévision, la souplesse d'esprit, la feinte, la débrouillardise, l'attente vigilante, le sens de l'opportunité ; elle s'applique à des réalités fugaces, mouvantes, déconcertantes et ambiguës qui ne se prêtent ni à la mesure précise, ni au calcul exact, ni au raisonnement rigoureux (Marcel Destienne et Jean-Pierre Vernant Les ruses de l'intelligence, la Mètis des Grecs).

La mythologie grecque relate comment les manigances et expédients de la déesse Métis contribuèrent de façon décisive à la victoire de Zeus sur la coalition rivale des Titans. Mais une fois débarrassé de ses adversaires et bien qu'elle fut sa maîtresse, Zeus avale purement et simplement la déesse afin que son intelligence rusée ne serve à nul autre que lui.

Métis combine la capacité à lire et à anticiper sur le cours des évolutions selon un rythme aussi rapide qu'inopiné. Sa forme d'entendement immédiat ne laisse subsister l'ombre d'une hésitation entre la détection d'une opportunité et sa mise à profit. Métis ne connaît plus, entre le projet et l'accomplissement, cette distance par où surgissent, dans la vie des autres dieux et des créatures mortelles, les embûches de l'imprévu (id.).

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Dans la Grèce antique, l'opposé de Métis est incarné par l'enfer du Tartare : lieu de la confusion totale, espace non orienté, privé de directions fixes et de repères réguliers (...) Le Tartare n'est pas seulement une prison impossible à fuir, il est lui-même un espace lieur dont l'étendue se confond avec des liens inextricables (id.). Si le Tartare, filet englobant et sans issue, peut être associé à l'image d'une surinformation qui noie toute possibilité stratégique dans une absence de sens, la force de Métis réside dans son aptitude à user de ce chaos pour tirer son épingle du jeu.

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Le recours à Métis se manifeste surtout en situation difficile voire désespérée, lorsque le cours naturel des événements semble logiquement condamner l'action à l'échec. Sa souplesse et sa malléabilité lui donnent la victoire dans les domaines où il n'est pas, pour le succès, de règles toutes faites, de recettes figées, mais où chaque épreuve exige l'invention d'une parade neuve, la découverte d'une issue cachée (id.). Sa connaissance du passé et son extrême présence dans l'instant lui permet de renverser l'ordre des choses de manière foudroyante par effet de surprise. Insérée dans une fenêtre étroite d'"instantanéité" et en fonctionnant sur des micro-rythmes opportuns, elle donne le spin, l'impulsion qui fait tourner ou retourner les circonstances dans un sens favorable. Ses initiatives imprévisibles ne sont pas orthodoxes, et pour reprendre la terminologie chinoise relève de la force Ji (ou ch'i), et dans la culture stratégique japonaise au sen-no-sen.

Métis joue des contraires au service de sa liberté. Passer pour demeuré procure la sécurité (voir stratagème chinois). L'image du sot endort la vigilance alors que son contraire l'exacerbe chez les autres. Le renard, animal doué de Métis et dont la nature est prédatrice, se donne l'apparence d'une proie en se mettant les pattes en l'air et attire des oiseaux trop contents de l'aubaine. Mais une fois qu'ils se sont suffisamment rapprochés au point de ne pouvoir s'envoler rapidement, le renard retourne l'apparence en réalité et réactualise sa nature de chasseur. Il s'empare de la proie qui croyait profiter de son cadavre !

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Le secret de Métis dans son effort pour saisir l'opportunité repose dans son habileté à se rendre encore plus insaisissable et indéterminée que le futur lui-même.

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Sa forme ne livre aucune indication, aucune information permettant d'anticiper sur son comportement et elle ne s'interdit aucune forme d'action. Mouvante, multiforme et bigarrée, elle ne connaît ni les substances fixes, ni les lignes droites, ni les valences uniques. Métis va droit au but par le chemin le plus court, c'est-à-dire par le détour à l'image de la manœuvre de Médine de Thomas E. Lawrence, dit d’Arabie. Pour englober et égarer, elle se fait encore plus floue et apparemment indéterminée (Tartare) que la situation ou l'acteur auquel elle fait face. Fondamentalement opérationnelle, elle n'affiche ni idéologie, ni catéchisme, ni valeurs particulières. Elle n'a que des finalités et ne s'enferme dans aucun a priori pour les réaliser.


L'eau, qui ne peut être saisie, saisit dit le proverbe chinois. Ce qui ne peut être contenu, contient. Réseau sans issue, le filet saisit tout et ne se laisse saisir par rien ; il a la forme la plus fluide, la plus mobile, et aussi la plus déroutante : celle du cercle (...) lien parfait parce que tout entier retourné et refermé sur lui-même, n'ayant ni début ni fin, ni avant ni arrière, et que sa rotation rend à la fois mobile et immobile (id.).

Un autre animal emblématique de Métis est le poulpe aux multiples tentacules et doué de la capacité de transformer l'intérieur en extérieur et vis et versa. Son aptitude à désigner simultanément toutes les directions comme possibles pour son prochain mouvement, rende son comportement imprévisible. Pour Métis, seuls importent le présent et le futur immédiat. Elle vit sa vigilance dans l'instant et c'est ce qui la rend si actuelle dans notre monde de contraction du temps et de l'espace où les ruptures déjouent les meilleures prévisions.

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Estratégia para la divulgacion cientifica

¡Los Cosacos nunca acuden a la cita!

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Un amplio consenso reina hoy a la hora de reconocer la importancia de contar con un vasto aparato de cultura científica y técnica. No solamente constituye un factor de desarrollo económico, sino que también es un ingrediente esencial de la democracia. En teoría, los individuos que disponen de mayores conocimientos son los actores sociales más imaginativos y productivos. Los ciudadanos cultivados y advertidos no se dejarán engatusar por futuros encantadores, envueltos en tal o cual opción tecnológica. La democracia es un proceso continuo, no es un estado de hecho, establecido definitivamente (Fayard, 1993).

En materia de información científica y técnica, aunque les pese a los reproductores de ideas recibidas, se puede decir que el lector de la gran prensa es un demandante. En Francia, de forma constante desde hace cinco años, el suplemento “Ciencias y Medicina”, de “Le Monde” se sitúa entre el pequeño grupo de suplementos más leídos (30% de los lectores de este diario). En los Países Bajos, el suplemento “Ciencia y Educación”, del NRC Handelsblad, cuarto periódico del país, el que ostenta la mayor consideración de los lectores del periódico. Dejamos al cuidado de los lectores españoles la comparación entre estos datos y los suplementos “Ciencias y Técnicas” de “La Vanguardia” y “Cinco Días”.
Es significativo comparar esta buena apreciación pública del periodismo científico con las dificultades y la incomodidad conceptual en la que se complacen los defensores de la divulgación tradicional, navegando, como avanza Jean-Marc Lévy-Leblond, “Entre el escollo de Caribes de la deriva pedagógica y el de Scyla de la escapatoria espectacular”. Una parte de la explicación reside simplemente en el hecho de que todo periodista escribe para ser leído. Es inconcebible, tanto a nivel económico como editorial, que una categoría de artículos sea sistemáticamente ignorada por los lectores. La brújula de un periodista es la curiosidad y el interés de sus lectores; no la regularidad terminológica y académica de lo queridos colegas investigadores...
He mantenido siempre que la CPC (Comunicación Publica de la Ciencia) debe en principio analizarse y concebirse como un asunto de comunicación. A menudo, comunicar con intención de nos ser comprendido, deriva de una estrategia de “diferenciación entre paños y servilletas”, entre los que saben y los ignorantes...La CPC, fuera de los medios de comunicación de masas, comienza a inspirarse en este modelo periodístico. El éxito de la sala “Sciences Actualités” en la Ciudad de las Ciencias y las Industrias de La Villette en Paris, es testimonio de ello. Se trata de un espacio co-gestionado por la Asociación Francesa de Periodistas Científicos y por la propia Ciudad. Tomando la información directamente de las fuentes, son los periodistas los que componen en imagen, texto y espacio los productos de comunicación pública, aunque, desde luego, los temas tratados no estén siempre directamente relacionados con la vida cotidiana.

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Público elitista para conceptos marcianos

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Por medio de este consenso, es preciso constatar la débil eficacia de las empresas tradicionales de la divulgación científica. ¡Que distancia entre deseos y resultados! El escaso público de la divulgación se recluta entre los estrados cultivados de la población. A despecho de la aportación de auditorios escolares, cautivos por naturaleza, no se puede deducir la existencia de una motivación general y asombrosa por las ciencias divulgadas. Esos públicos particulares no sabrían mezclarse con el gran público en general, objeto de la apuesta mayor de la divulgación científica y técnica.

¿Por qué una eficacia tan limitada? ¿Algunas ciencias y técnicas no constituyen materias fácilmente comunicables? ¿Quién no recuerda una tarde de colegio particularmente dolorosa, en la que algunos conceptos marcianos desembarcaron si avisar a la pizarra? ¡Vectores, ecuaciones paramétricas, masa volumétrica y otros cosenos! Para los decepcionados de la enseñanza de las ciencias, esos conceptos nacidos en otro planeta comparten con la condición humana estas interrogaciones intemporales: no se sabe de dónde vienen, ni dónde van, ni el por qué de su presencia aquí abajo.

Para la mayoría de los terrestres, aunque les pese a los físicos, las ciencias están más próximas a la metafísica de lo que piensan.
Asociar a la ciencia palabras como curiosidad, duda metódica...no procede de un reflejo espontáneo. Pero ávida cuenta de las necesidades presentes, limitarse a constatar esto es signo de una cierta pereza intelectual, aliada objetiva de un confortable “statu quo”. Tradicionalmente, divulgar supone un proceso de adaptación de contenidos especializados para volverlos comprensibles a los no especialistas, pero es también una relación de tipo unidireccional entre la gente que sabe y los supuestos ignorantes. Ahora bien, estos últimos en sus diferentes maneras de pensar, viven perfectamente cómodos en este mundo, con o sin conceptos marcianos, ¡aun cuando éstos hayan colonizado la tierra!

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El modelo estratégico de la divulgación cientifista

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Un paseo por la reflexión estratégica ilustra un punto de vista original sobre el por qué de la débil productividad de la divulgación tradicional. Esta plantea la relación entre conocimiento científico y conocimiento común, según un modelo de estrategia directa clausewitzeana, basada en el ataque frontal y buscando la decisión en el medio de una batalla crucial. Uno de sus objetivos consiste en que se reconozca la supremacía de una lectura científica de lo real. La caricatura de esta actitud alcanza su cima en las cruzadas y autos de fe de los químicos contra la homeopatía, de los astrónomos contra la astrología...
Tal disposición estratégica supone una relación de fuerzas netamente favorable al atacante. En geopolítica, corresponde a un comportamiento de superpotencia. Pero otorgar tal estatuto a las ciencias revela la subjetividad de los científicos y de sus “emisores” divulgadores. Si la sociedad reconoce la importancia de las ciencias, también es cierto que se protege de un
imperialismo científico que aspire a dictarle su conducta. La torre de marfil en la que se encierran los investigadores se construye también con piedras sociales. Es por deseo de protección por lo que se circunscribe aquello que parece extraño y poderoso al mismo tiempo.

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Superpo-ciencias en las llanuras de Rusia

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Engalanada por un abrumador sentimiento de superioridad, la divulgación se aventura por los campos de Rusia, donde Napoleón y Hitler encontraron su nivel de incompetencia. En un espacio de considerables dimensiones, ambos se comprometieron en una carrera de persecución hacia un combate decisivo que les hubiera asegurado una victoria política total. La desproporción de medios saltaba a los ojos. Todo observador considerado pronosticaba matemáticamente la próxima sumisión del imperio eslavo. Error fatal, pues los cosacos –a los que había que vencer y convencer- ¡no acudieron a la cita!

A semejanza de los cosacos desvaneciéndose en las estepas, los no especialistas no acuden masivamente a la cita de la Superpo-ciencia. Y con razón: la finalidad de la operación consiste en el reconocimiento de la superioridad del punto de vista del divulgador. La interacción que busca el atacante, pesadamente equipado, no se produce prácticamente nunca. ¿Por qué razón se aventuraría el profano, tan poco armado, en el tablero del conocimiento científico? ¿Por qué arriesgarse en una partida cuyo único desenlace consiste en desacreditar su propio punto de vista? ¿Por qué los cosacos se expondrían de manera suicida al diluvio de un bombardeo artillero metódicamente organizado? ¡Las estepas son vastísimas y, mediando un reflujo temporal, es perfectamente lícito vivir fuera del alcance de las hordas mecanizadas! ¡Aceptar la interacción significa aceptar ser victima!
En su escrupulosa organización, los divulgadores prevén todo excepto la presencia del público, y es el parto de los montes. Nada de confrontación decisiva; todo lo más, algunas breves y raras escaramuzas elaboradas costosamente. La expedición se agota en gesticulaciones estériles. No satisface más que a los científicos y a su eterno público, escaso, pero motivado. Llega el momento fatal del punto culminante de la ofensiva formulado por Clausewitz, a partir del cual el movimiento se invierte y sobreviene el reflujo. Las divisiones panzer no tienen más piezas de recambio, el carburante se acaba, los metales se oxidan, la propia majestuosa organización se derrumba antes de los rigores del tiempo; el desgaste de la realidad. Los cosacos reocupan el espacio dejado un instante, por cortesía, en manos de los divulgadores. Resultados de las carreras: cero a cero, la pelota en el centro y cada uno en su casa. Se ha celebrado la grandeza de la ciencia y/o de la tecnología, no con ocasión de una gran misa movilizadora de la muchedumbre, sino en un rincón de una capilla lateral. El público, por su parte, entregado a actividades apasionantes en otro sentido: al aire libre o en las estepas, al borde del mar en las gradas de un estadio.

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Torres de marfil plantadas en las estepas

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La ideología cientifista de donde procede la divulgación tradicional no sabría asegurarle una gran eficacia en términos de comunicación. Al margen de una contextualización histórica, cultural y social: en ausencia de un distanciamiento en relación con una disciplina dada ¿que inmunidad tienen los científicos frente al persistente virus del cientifismo? Es saludable recordar que “la ciencia no es mas que una cadena de errores eficaces” (JM. Albertini). Una ciencia nace de un empobrecimiento voluntario de la visión del mundo. En su percepción y medidas de lo real, no retiene nada más que los parámetros útiles para su proyecto. ¡Si un químico nunca ha observado estados anímicos en su microscopio, no sabría deducir su existencia! Simplemente, su registro no entra en el proyecto de la química.
Dentro de las incomensuras estepas de la realidad, las actividades sedimentan en pequeñas superficies sus actividades específicas. A despecho de la magnificencia de sus coherentes construcciones, fuertemente localizadas en el tiempo y en el espacio, siempre habrá allí un lugar para la socarronería de un cosaco, cuya area de actividad abrace todo el horizonte. Lo real esta fuera de la norma. Las ofensivas de la divulgación golpean en el vacio. El gran público, como los cosacos, ignora las convocatorias, y en su ausencia no se produce interacción ninguna.

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Por un juego de suma no nula

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Como beocios en ciencias, los cosacos necesitan aire y libertad. Si la divulgación les suena arbitraria y les recuerda el aire confinado de una aula, no hay duda que las playas no están dispuestas a vaciarse el domingo. ¿Organizamos el encuentro para que ciencias y no-especialistas no se comprometan en una partida amañada? ¿Más que un reparto de informaciones dirigidas al amontonamiento –y por tanto al olvido–, por qué no introducir un reparto de la inteligencia? ¿Por qué no privilegiar, en la comunicación de resultados científicos, aquellos caminos tal vez azarosos que han llevado hasta ellos? ¡Que la ciencia acepte exponerse en su realidad y no como una imagen acabada e inalterable, como un icono venerable!

La curiosidad es algo que ha sido repartido equitativamente. Representa un territorio abierto, en el que cada uno es actor. La figura de la asociación dispone a los interlocutores en un juego de suma no nula. Los dos partes pueden ganar sin por ello enriquecerse una a costa de la otra. Una invitación a compartir el mecanismo que permite a un investigador convertir el ruido en información, es susceptible de interesar a no importa que no-especialista, si se le respeta su especificidad.

Es hora de romper el modelo de vaso lleno de sabiduría vertiéndose en vasos vacíos, que no se plantean otras preguntas que las que el vaso lleno sabría responder. El proyecto de la comunicación científica y técnica confirma el de la democracia. A firmar la importancia actual de la cultura científica y técnica de la mayoría, en medio de discursos cada vez más rimbombantes y voluntaristas, en arriesgarse a provocar el efecto contrario al deseado. Para hacer que las ciencias sean atractivas y accesibles a la mayor cantidad de gente, despojémoslas de su altiva suficiencia y subrayemos su dimensión de aventura humana ¿Es que son otra cosa?

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Elementos de alternativa estratégica: el modelo indirecto

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Desde una estrategia de oposición frontal, la divulgación ha conseguido, todo lo más, algunas victorias pírricas, que han modificado muy poco su “statu quo”. Su sentimiento de superpotencia constituye un obstáculo mayor en una comunicación en la que cada uno podría extraer un enriquecimiento. La literatura estratégica militar permite vislumbrar una alternativa a la divulgación tradicional: inspirémonos en el modelo británico codificado por Liddell Hart. Su principio consiste en reducir el combate a sus más pequeñas proporciones, por la puesta en marcha de una aproximación indirecta en terrenos secundarios.

Este método aplicado a la comunicación pública de las ciencias y las técnicas se opone casi punto por punto al modelo directo. Rompe con los pesados bombardeos conceptuales, muy visibles, localizados en el tiempo y el espacio, que acarrean un sin fin de inconvenientes. Si se eligen como terrenos de acción las situaciones cotidianas, este método disemina a dosis homeopáticas una información que se torna asimilable. Se multiplican así los teatros de operaciones sin provocar la huida de los no especialistas ni arriesgarse en campañas en las que el punto culminante va inmediatamente seguido de un reflujo.
Esta filosofía puesta en práctica en el imperio británico ha dado resultados a lo largo de la historia. Sin embargo, es inaplicable si no se cuenta con excelentes servicios de información y acción a distancia. Necesita mucho profesionalismo, mucho tiempo y mucha inteligencia para conocer los medios, identificar los mecanismos y argumentos mas eficaces, las vías más rápidas... Requiere también sólidas capacidades de adaptación.

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Estrategia y proyecto político

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Una estrategia no sirve más que por el objetivo al que sirve y permite esperar. Es preciso interrogarse acerca de las manifestaciones de la comunicación pública sobre ciencias y técnicas. El modelo directo es más mediático que el indirecto. En nuestra opinión, ocultan dos objetivos políticos diferentes. En un caso, se asiste a la celebración de la eficacia del mundo científico y los poderes relacionados como un fin en si y con ocasión de operaciones de prestigio. En el otro, una panoplia de acciones menos visibles efectúa un trabajo profundo en las situaciones cotidianas. ¿Es esa razón para que el primero excluya necesariamente al segundo o le prive de todo medio?

Uno de los principios del método indirecto es operar con economía, buscando un rendimiento óptimo en relación con la inversión efectuada. Este principio apenas armoniza con nuestras tradiciones latinas empapadas del síndrome de Versalles. Para nosotros hacer algo pequeño y sin brillo no es más que deplorable tristeza. Los millones de la Ciudad de las Ciencias y las Industrias de La Villette en Paris nos halagan mucho más que algunos miles de artículos de poca densidad científica, filtrados en la prensa diaria regional. La majestuosa Geode, donde se contempla el Carro de Apolo, nos hace vibrar considerablemente más que las menesterosas operaciones de puertas abiertas de los laboratorios o las animaciones en los institutos y las “asociaciones de barrio”.

El sentido común dicta que no se puede ir contra la propia cultura. ¿Será por eso por lo que la reflexión política y estratégica sobre la comunicación pública de las ciencias y las técnicas debe contentarse con un vago breviario de eslóganes voluntaristas, de vuelo corto por lo que se refiere a la posterior eficacia? La referencia a la literatura de la estrategia nos conduce a un mayor rigor en la reflexión, con vistas a la acción. Ella no estimula a tener en cuenta modelos nacidos de culturas diferentes a la nuestra. Adoptarnos no significa, sin embargo, negarse, sino, más bien, dar una muestra de inteligencia ante un desafío de envergadura. Su importancia nos impone romper con el modelo tradicional de la divulgación. Pero antes de hablar de estrategia, conviene enunciar los objetivos políticos pertinentes sin ambigüedades.

Después, solo falta examinar, sin prejuicio alguno, la panoplia de medios para alcanzarlos. ¡Proclamar que algo es bueno, o digno de subvención, porque responde a los eslóganes de moda no favorece el avance! Economizar en la reflexión política es muestra de falsa neutralidad. Donde verdaderamente se juega la eficacia de una comunicación científica pública es en la recepción; no en la movilización de una masa de anunciantes públicos y privados. Es urgente hoy reavivar el debate sobre los fines y los medios de la comunicación de las ciencias y las técnicas. Su ausencia provoca el riesgo de ver impuesto el modelo más conocido: el de la divulgación cientifista como recurso de bajo coste. Un proyecto político no es nada sin una estrategia adecuada; debe ser apto para traducir los objetivos en hechos y no para provocar efectos contrarios (o desmesuradamede débiles) al objetivo anunciado. Abasteciéndose de un proyecto político que tenga en cuenta los juegos de actores y los efectos tácticos de la divulgación sería posible vislumbrar todo el provecho que se podría extraer de una puesta en marcha complementaria de las vías directas e indirectas.

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Knowledge Management au Japon

Le Japon est un pays singulier où celui qui cherche à tout comprendre de manière claire et distincte risque de passer à coté de l’essentiel. Ici, la part de l’ombre et du silence est plus éloquente que le cru de la lumière et des mots prononcés. Viser à un décryptage immédiat et définitif relève de l’indigence. Mieux vaut se débarasser de ses a priori et observer sans finalités trop précises. La seule certitude sur laquelle se fonder, une fois le pied posé à Narita Airport, est que l’on ne comprendra rien, de travers ou de manière très limitée et appauvrie. Fort de cette conviction doublée d’humilité, le voyage se fait formidablement instructif et stimulant en laissant du temps au temps.

En empruntant à l’oeunologie, on dirait que la culture japonaise est longue en bouche. Elle ne révèle ses saveurs et sa profondeur que très progressivement à qui sait attendre pour comprendre et qui se laisse transformer par ses perceptions. Surtout, éviter de vouloir figer le cours des choses par des définitions fermes et arrêtées. Développer une sensibilité au non-dit et se fier à l’intuition. Les explications auront d’elles-même le loisir de se faire leur chemin dans la conscience de chacun et se rendront disponibles lorsque nécessaire. L’observation impliquée, discrète et délicate, représente une clef indispensable pour apprécier comment ce pays se construit et reconstruit dans cette hypothèse à géométrie très variable qu’est la société dite de la connaissance.

Pour soulever le voile et découvrir comment le Japon conçoit et met en œuvre son entrée dans cette nouvelle ère du savoir, Pierre Fayard utilisa deux voies complémentaires. Il s’efforça tout d’abord d’expliciter la culture de la stratégie propre à cette société à partir de ses textes de référence tout en s’appuyant sur ses années de pratique de l’aïkido. Il s’entretint ensuite, tout au long de ses neuf missions dans l’archipel, avec des chercheurs et managers en charge de gestion du savoir, plus exactement de création du savoir, dans des organisations japonaises petites et grandes. L’aide et les recommandations du professeur Ikujuro Nonaka lui furent très précieuses pour entrer en contact avec des entreprises particulièrement innovantes de l’archipel. Les échanges directs qu’il eut la chance d’entretenir avec lui représentent une source essentielle de renseignement et d’orientations pour aborder cette spécificité du management japonais. La compilation de ses résultats se retrouve dans un ouvrage de vulgarisation soucieux d’établir ponts et passerelles de compréhension entre les cultures ou domaines éloignés les uns des autres : Le réveil du samouraï. Culture et stratégie japonaise dans la société de la connaissance.

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Sun Tzu, WIKIQUOTE

Sun Tzu

Origem: Wikiquote, a coletânea de citações livre.

Sun Tzu. Sun Zi (孫子 em pinyin: Sun1 Zi3), conhecido no ocidente como Sun Tzu.General chinês. Autor do livro A Arte da Guerra .

Quem quer se aprofundar no conhecimento do texto clássico de Sun Tzu dispõe de outras versões, que oferecem estudos amplos e comentários. A este último gênero pertence o ensaio "Compreender e Aplicar Sun Tzu" de Pierre Fayard (Bookman, 2006), uma contribuição ao diálogo intercultural em tempos de globalização. O livro baseia-se na comparação da filosofia de Sun Tzu com um outro clássico chinês, o "Livro dos 36 Estratagemas", de autoria múltipla.


·                           "(...) um comandante militar deve atacar onde o inimigo está desprevenido e deve utilizar caminhos que, para o inimigo, são inesperados..." - Princípio da Surpresa.

·                           "A invencibilidade está na defesa; a possibilidade de vitória, no ataque. Quem se defende mostra que sua força é inadequada; quem ataca, mostra que ela é abundante."

·                           "(...) se não é vantajoso, nunca envie suas tropas; se não lhe rende ganhos, nunca utilize seus homens; se não é uma situação perigosa, nunca lute uma batalha precipitada..."

·                           "(...) qualquer operação militar tem na dissimulação sua qualidade básica..."

·                           "A estratégia sem tática é o caminho mais lento para a vitória. Tática sem estratégia é o ruído antes da derrota."

·                           "Se você conhece o inimigo e conhece a si mesmo, não precisa temer o resultado de cem batalhas. Se você se conhece mas não conhece o inimigo, para cada vitória ganha sofrerá também uma derrota. Se você não conhece nem o inimigo nem a si mesmo, perderá todas as batalhas."

·                           "Quando capaz, finja ser incapaz; quando pronto, finja despreparado; quando próximo, finja estar longe; quando longe, façam acreditar que está próximo."

·                           "Mantenha-os sob tensão e canse-os."

·                           "Atacai-o onde não estiver preparado. Executai as vossas investidas somente quando não vos esperar."

·                           "A vitória é o principal objetivo na guerra. Se tardar a ser alcançada, as armas embotam-se e a moral baixa."

·                           "Aquele que é prudente e espera por um inimigo imprudente será vitorioso."

·                           "Se numericamente és mais fraco, procura a retirada."

·                           "É de suprema importância atacar a estratégia do inimigo."

·                           "É preferível capturar o exército inimigo a destruí-lo. Obter uma centena de batalhas não é o cúmulo da habilidade. Dominar o inimigo sem combater, isso sim é o cúmulo da habilidade."

·                           "O principal objetivo da guerra é a paz."

·                           "Diante de uma larga frente de batalha, procure o ponto mais fraco e, alí, ataque com a sua maior força." - Princípio do Emprego Correto da Força.

·                           "Se você descobrir o ponto fraco do oponente, você tem que afetá-lo com rapidez. Capture, inicialmente, aquilo que for muito valioso para o inimigo. Não deixe que seja revelado a hora do seu ataque." - Princípio das Vunerabilidades.

·                           "Quando cercar o inimigo, deixe uma saída para ele. Caso contrário, ele lutará até a morte."

·                           "Um grande general não é arrastado ao combate. Ao contrário, sabe impô-lo ao inimigo."

·                           "Comandar muitos é o mesmo que comandar poucos Tudo é uma questão de organização."

·                           "Na arte da guerra, a melhor opção é tomar o país inimigo intacto. Esmagá-lo á apenas a segunda melhor opção."

·                           "A vantagem estratégica desenvolvida por bons guerreiros é como o movimento de uma pedra redonda, rolando por uma montanha de 300 metros de altura. A força necessária é insignificante; o resultado, espetacular."


Le BA of CHI d'une entreprise samouraï

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Musashino, Prix japonais de la Qualité

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La connaissance est la force motrice des affaires, elle ne se transmet pas par l’enseignement mais par le ba of chi, ou la communauté de connaissance, que l’on fait exister dans l’entreprise.

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L’important n’est pas tant de penser que d’agir pour concrétiser sur le terrain. On ne discute pas de la valeur de la connaissance de l’entreprise, si elle est bonne ou mauvaise. On la met en œuvre et c’est à partir de là qu’on l’éprouve. L’attitude doit être active car on ne peut espérer que les conditions deviennent excellentes ou propices. L’environnement n’attend jamais que l’on soit prêt. Les entreprises qui ne s’harmonisent pas avec les conditions du marché disparaissent. On accompagne le changement tel qu’il se présente, sans discuter. La connaissance de l’entreprise, ses valeurs et son patrimoine intellectuel sont tous investis dans ce sens.

En s’appuyant sur le ba of chi, on accueille les mutations et on s’y adapte en conséquence. Par conservatisme, les employés ne veulent pas changer. Il faut inventer des solutions contre cette tendance naturelle. Ce n’est pas en passant du temps à étudier, comme dans les grandes sociétés, qu’ils évoluent, la solution repose dans une réactivité totale aux changements des circonstances. Il s’agit d’un apprentissage par l’action elle-même. Lorsque le président enjoint aux employés de faire quelque chose, ils s’exécutent ou alors ils quittent la société. Chacun pense ce qu’il veut, a la religion qu’il entend..., les valeurs de l’entreprise ne peuvent être remises en cause et doivent être partagées. Or, celle qui est centrale est la satisfaction des clients à qui nous vendons des balles et pas de fusil. Un fusil n’est vendu qu’une fois alors que les munitions sont toujours nécessaires. Cette image inspire les relations que entretenues avec les clients.

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La gestion du savoir maintient l’entreprise au dessus de la ligne de flotaison de ses marchés. Comme PME, Musashino n’a pas le droit à l’erreur comme certaines grandes sociétés  japonaises. Pour ne pas disparaître dans une compétition redoutable sans pitié, elle modifie sans cesse son état d’esprit.

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Le management book concentre et résume les orientations essentielles de l’entreprise. Parce qu’il n’est guère possible, dans une P.M.E., de recruter des personnes à haut niveau d’instruction et de qualification, tout est détaillé dans ce carnet. Il contient toute l’information sur la société et la met en transparence jusqu’à l’agenda de son président. Consulté quotidiennement, les employés s’y imprègnent de la vision, des valeurs et des objectifs de l’entreprise. Des discussions en groupes se tiennent régulièrement. Il contient des études de cas réels dont les plus instructifs ne viennent pas des succès mais plutôt des échecs. L’apprentissage par l’analyse de l’erreur est excellent et c’est ainsi que le carnet évolue et s’améliore d’année en année. Lorsqu’il contient des erreurs, le président et les employés s’attachent à les corriger.

Il est important de donner les grandes orientations, la vision, et les employés réfléchissent et utilisent leurs connaissances pour réaliser leurs objectifs individuels. La référence majeure est le travail avec les clients. Les employés affichent des mémos (ba of chi) regroupés par critères de proximité thématique et des  discussions s’établissent à partir d’eux pour décider des suites à donner et des processus à améliorer. Le consensus est incontournable et les décisions doivent être prises à l’unanimité ! Tant qu’il n’est pas atteint, tout le monde reste dans l’entreprise sans rentrer chez soit. Cela peut prendre jusqu’à cinq journées entières, nuits comprises, avant que l’unanimité deviennent effective. Ensuite, le groupe agit comme un seul homme !

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Bee-strategy

A la différence de l’arraignée qui attend sa proie après avoir tissé sa toile, les abeilles  vont chercher le pollen en s’informant les unes les autres sur les destinations et  les chemins à suivre.

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On en doit pas attendre le client, il faut aller le chercher. Ce n’est pas lui qui va chercher le fournisseur mais l’inverse. A Musashino, les centres de profits sont séparés mais chacun s’efforce de contracter de nouveaux clients et développe de nouveaux services. Les employés apprennent à travers la pratique et s’enseignent les uns les autres. Ils inventent et mettent en œuvre des innovations, notamment dans l’usage des technologies numériques, très utilisées pour tout ce qui concerne les infrastructures et les échanges internes à l’entreprise. Mais, dès que cela concerne les relations stratégiques, soit avec les clients, l’analogique, le contact humain, le face-à-face deviennent irremplaçables. Dans le numérique où il y a toujours de la distance.

Le système des cartes de remerciements (thanks cards) fait vivre la gestion du savoir dans l’entreprise. Chaque employé, du bas en haut de la pyramide, délivre des cartes de remerciement, en interne comme en externe, à toute personne qui contribue à l’amélioration de la situation et des affaires de l’entreprise. Cela peut concerner une observation pertinente par rapport à un client, une manière de faire, une remarque, une suggestion astucieuse, une idée innovante et profitable… En général, ce sont des petites choses, des détails mais dont l’effet quotidien cumulé est porteur d’effet. Les grandes choses se réalisent rarement, les petites sont plus faciles car elles sont à portée de main.

On utilise des bristols de la taille d’une carte de visite mais aussi des cartes postales, des fax, des mails ou encore des SMS… Dans l’entreprise, les groupes au sein desquels circulent beaucoup de cartes de remerciements reçoivent des primes, du bonus à titre collectif mais aussi individuel. Ceux qui distribuent des cartes sont aussi distingués car ils manifestent ainsi l’attention portée aux actions des autres, au développement de l’entreprise et à l’intégration de ses valeurs. Cette sensibilité aux autres tout comme les bonnes suggestions et les bonnes pratiques se traduisent en bonus. Ceux qui ne distribuent pas de cartes sont pénalisés ! Douze mille cartes sont échangées en moyenne chaque année. A Musashino, le patron communique son admiration à un employé lorsque celui-ci a réalisé quelque chose de remarquable qui contribue à l’intérêt de la société.

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Pour plus d’info sur ce sujet, voir Le réveil du samouraï.

Comunicacion publica de la ciencia

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El déficit estratégico

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Como nunca antes en la historia, se habla hoy de comunicación científica y tecnológica; como nunca antes hay gobiernos, sean nacionales o regionales, que apoyan la creación y las actividades de cultura científica y tecnológica; y, como nunca antes, las mismas instituciones científicas y las universidades consideran que la divulgación no es una deshonra, sino que forma parte de su cometido.

Tampoco los medios de comunicación de masa ya no tienen miedo de tratar la actualidad de las ciencias y las tecnologías y se refieren a ellas para esclarecer la actualidad en general.

Nunca antes la investigación y el desarrollo de las ciencias y las tecnologías habían influido tanto en nuestra forma de vida y de trabajo, en nuestras concepciones del espacio y del tiempo, en nuestras capacidades de intercambio y de comunicación por todo el planeta.

A pesar de todo esto, si bien son muchas las razones que militan en favor de la comunicación pública de las ciencias y las tecnologías, se nota un descenso general significativo de las inscripciones en las carreras científicas de las universidades. La falta de adaptación de la enseñanza científica no basta para explicar esta paradoja.

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¿Habría una inhumanidad fundamental en las ciencias que incitaría a números crecientes de jóvenes a alejarse de los estudios superiores científicos?

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La pregunta sigue abierta y parece que multiplicar los argumentos en favor no es suficiente para alterar esta tendencia. Existe otra paradoja en el hecho de que al reconocimiento por el gran público de la importancia de las ciencias y de las tecnologías, no corresponde un nivel de asistencia elevado a los centros de cultura científica. Es preciso señalar que el público que acude a estos centros está compuesto, casi en su mayoría, por escolares acompañados de profesores preocupados por hacer más lúdica y atractiva sus enseñanzas. Si hacemos abstracción de este sector importante de visitantes que no deciden por sí mismos, la tasa de frecuentación a los centros de cultura científica hace resaltar un costo de inversión por cada visitante particularmente elevado para el contribuyente. Pese a los resultados puntuales resultandos de fenómenos astronómicos como el paso de un cometa o de las capacidades comunicativas de algunas personalidades científicas notables, la eficacia de la comunicación pública de las ciencias y de las tecnologías continúa estando por debajo de los ambiciosos objetivos que sus finalidades le dictan. Es legítimo interrogarse sobre la rentabilidad de la inversión pública en este campo.

Uno puede preguntarse sobre los recursos considerables que se gastan a erigir estas neo-catedrales o iglesias modernas: los centros modernos de cultura científica, generalmente dotados de péndulos de Foucault en lugar de campaniles y de salas de manipulación interactivas en lugar de capillas en las cuales batallones de escolares corren de una atracción hasta otra, dedicando un tiempo reducido a cada una. ¿Cuales son las verdaderas funciones sociales, o mediáticas, de estos monumentos emblemáticos de vidrio y hormigón?

Aunque nadie rechaza esos generosos y consensuados recursos en favor de la ciencia y de su conocimiento, no bastan para realizar el proyecto fundamental e histórico de la comunicación pública de las ciencias y de las tecnologías: acercar, compartir y estimular. Entonces, ¿qué estrategias poner al servicio de la comunicación pública de las ciencias y de las tecnologías? Parece eso una pregunta mucho más básica que las proclamaciones rituales sobre ¡el papel de la ciencia en nuestro mundo y el imperativo de divulgarla! Muy rara vez ha bastado sacrificar y celebrar a las intenciones más bellas y loables del mundo para que se traducieran en realidad.

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En la década de los setenta del siglo pasado en Europa se manifestó una crítica contundente del modelo tradicional de la divulgación científica, culpado por no solo dirigirse a públicos cultos que ya tenían acceso a información científica y tecnológica pero también por su ineficacia en cumplir las ambiciones de su proyecto inicial.

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En esta perspectiva, el movimiento de la acción cultural científica en Francia desarrollo modalidades estratégicas indirectas a partir de situaciones cotidianas. Privilegiando un enfoque sobre establecer relaciones con los no especialistas, ponía en segundo lugar el tema de los contenidos científicos, dado que en ausencia de interacción, el más bello de los mensajes no tiene otro destino que el fracaso táctico, estratégico y político. Mientras la estrategia directa compromete y movilice recursos importantes de manera obvia y explícita, la modalidad indirecta, menos visible, insiste en una inteligencia de las situaciones que le permite asociarse con dinámicas y recursos ajenos a los suyos, sin que, a veces se lo note.

Seando realista, este movimiento reconoció que puesto a parte los científicos y los convencidos, la palabra ciencia da miedo a la aplastante mayoría de los ciudadanos no tanto porque tenga que ver con unos profesores Mabuse y otros Frankenstein, sino porque recuerda fracasos escolares de comprensión o incapacidad de manipulación de conceptos. Con demasiada frecuencia, la enseñanza de las ciencias funciona como un factor de selección de los buenos y de exclusión de los malos. Lógicamente después, eslóganes como science in fun, la ciencia es divertida, creativa y al alcance de cada uno... ¡parecen mentiras!

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Así como enunciar un proyecto no es suficiente, tampoco lo es definir una estrategia.

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Cualquier flecha debe alcanzar su objetivo donde éste se encuentre, no donde uno quiera o diga que esté, como por ejemplo en un museo o en un centro de cultura científica. La estrategia no es una ciencia exacta dado que las condiciones no son nunca similares, que los seres humanos piensan, se mueven, comprenden, se pierden, aprenden, se adaptan y conciben contra-estrategias, pues en ello les va la sobrevivencia, según a lo que se aferren. Mientras tanto, las palabras claves de la estrategia son libertad y creatividad. Libertad porque se trata de la libre voluntad reivindicada de forma explícita o implícita, y creatividad no solamente porque las condiciones son cambiantes y conviene adaptarse a ellas, sino porque el humano es un ser astuto que rara vez se satisface con un estado de cosas permanente, imposible de contornear y refractario a cualquier alteración.

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¡Cómo explicar que aquellos que hace apenas un siglo se llamaban los más pesados que el aire, es decir los aviones, vuelen! Porque unos locos desde el punto de vista del sentido común de la época, no solamente soñaron de eso sino que construyeron máquinas increíbles para lograrlo.

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La estrategia, fundamentalmente humana, es aquella que hace que el orden de las cosas mienta. Es la que permite decir: no acepto el estado actual de las cosas y me las voy a ingeniar para transformarlo. Tal es el caso de lo que funda la razón de ser de la comunicación pública de las ciencias y las tecnologías a la que la gente sigue libre de participar o no participar, en la que sigue libre de entender bien o mal, parcialmente, hasta el contrario o nada del mensaje! No se puede confundir la comunicación pública de la ciencia con la enseñanza.

Hablar de comunicación en lugar de divulgación, pone el enfoque sobre una relación que representa la condición previa para que se pueda entonces considerar el tema de contenidos científicos, mas o menos densos. La tendencia recurrente en reducir el tema de la comunicación pública de la ciencia en una mera transferencia de conocimiento, no solo es una ilusión, pero a menudo produce el contrario de la intención inicial: acercar, compartir y estimular.

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La comunicación pública de la ciencia no puede hacer economía de una reflexión estratégica con el falaz pretexto de que incluye la palabra mágica de ciencia!

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En toda relación humana, por lo menos dos voluntades interactúan. No es porque una esté animada de buenísimas intenciones, por ejemplo de transmisión de conocimientos que la otra se abandona como esponja sedienta, ávida de perder sus representaciones preexistentes, sus miedos o su rechazo. Imposible olvidar que el nivel cero de la estrategia está al servicio de la sobrevivencia. Todo ser dotado de voluntad propia desarrolla espontáneamente estrategias, eficaces o no, al servicio de la perpetuación de sus condiciones de existencia y más allá de su posible mejoramiento. El conocimiento particular y subjetivo que cada uno se hace del mundo representa algo íntimo y esencial. Independientemente de su valor en si, suponer que puede transformarse con una varita mágica comunicacional, so pretexto de que las ciencias modernas son las únicas con validez de explicación y poder, procede de una ilusión totalitaria y peligrosa, ¡además de ineficaz!

La estrategia, verdadera prosa de la existencia, implica tres niveles que se combinan, aunque hay mucha tendencia a confundirlos entre sí. Para abordarlos, es necesario diferenciar entre lo que pertenece a las finalidades perseguidas, y lo que pertenece a las formas particulares de gestión de recursos para alcanzarlas. Al principio, todo actor estratégico define un proyecto, analiza las situaciones, las ventajas y los obstáculos y después indica una dirección, lo que corresponde a una función política. A continuación vienen los niveles propiamente dichos de la estrategia y de la táctica cuyos papeles consisten en concretar los objetivos.

Recurrir a tres preguntas esclarece la distinción entre estos niveles. La identificación del primero (político) responde a la pregunta ¿por qué? o ¿para que? Luego viene la pregunta ¿cómo hacer? para crear las condiciones de la realización del proyecto. Eso corresponde a la estrategia: ¿qué medios reunir, a quienes implicar, qué técnicas movilizar, cómo utilizar y articular caminos y recursos para que un proyecto se convierta en realidad? En tercer lugar, queda la pregunta del ¿dónde y cuándo? transformar la intención en realidad. Tal es la función de las tácticas que intervienen en situaciones específicas y locales, mientras que la estrategia es general y global, y la dimensión política casi intemporal e independiente de los lugares y momentos particulares.

La tradición estratégica china recurre a una triple imagen para designar estos niveles: el ballestero, la ballesta y la flecha. El ballestero (político) es la persona que elige el blanco en función de su objetivo y del análisis de la situación. La ballesta (estratégico) representa un dispositivo global que combina un sistema de tensión y de retención, uno de puntería, uno de apoyo sobre el suelo, y crea así las condiciones para la realización del objetivo. Pero la flecha (táctico) es lo que logra y concreta o no porque la intención nunca basta y tampoco la estrategia en si. Si la estrategia se adapta y produce las condiciones y las flechas, es el saber-hacer táctico el que, en definitiva, hace que la operación tenga éxito o fracase.

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No cabe duda que la estrategia es una de las actividades más humanas que existen.

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Si la comunicación pública de las ciencias y de las tecnologías quiere lograr sus objetivos, debe tener en consideración estos tres niveles o permanecería muy por debajo de sus ambiciones. Históricamente y culturalmente en el Occidente, la modalidad directa de la estrategia se impone como una referencia dominante y espontánea. René Descartes, en su Discurso del método, proponía al ser humano nada menos que volverse amo y señor de la naturaleza. De manera subyacente, el conocimiento y la capacidad otorgados por las ciencias y las tecnologías permiten a los humanos adornar las leyes de la naturaleza para ponerlas al servicio de sus propios fines.

El modo de vida urbano moderno se emancipa tanto como puede de las coacciones naturales, y en este esfuerzo la parte de las ciencias y las tecnologías es determinante, por no decir esencial. Las estrategias al servicio de estos objetivos de independencia, respaldados por un esfuerzo gigantesco de investigación científica y tecnológica, obedecen a la modalidad directa de la estrategia que establece un actor casi independientemente del entorno. La adaptación a las circunstancias, la inteligencia flexible que obtiene provecho de lo existente y la astucia se esfuman en provecho de planes de transformación y de grandes programas. No se pide su opinión a la naturaleza, sino que se juega con sus fuerzas para imponer sus pretensiones, y a la naturaleza sólo le queda plegarse. La conquista del oeste estadounidense es un símbolo vivo de esta actitud. No es de sorprender que la cultura estratégica estadounidense sea una de las más directas que hay, y que en sus orígenes la academia militar de West Point fuese una escuela de ingenieros fuertemente inspirada en las tradiciones francesas y napoleónicas en lo concerniente al arte de la guerra.

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En su formalización extrema, la modalidad directa de la estrategia sólo cuenta consigo misma, con sus propias fuerzas para alcanzar a corto plazo sus objetivos, reduciendo las resistencias y lo que se le opone.

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La tecnología está ahí para operar tales cambios y realizaciones. En cuanto a los efectos inducidos, a los desequilibrios o a la contaminación, sea cual fuere su tipo, en gran parte se hizo caso omiso del asunto o, en el mejor de los casos, se lo difirió a un momento ulterior. El hagamos tabla rasa del pasado de la “Internacional” resuena de manera sorprendente como en eco de la conquista del oeste norte americano. El mundo está por construirse según planes humanos con la contribución mayor de las ciencias y de las tecnologías modernas.

Ahora bien, tras la estrategia espontánea y tradicional de la comunicación pública de las ciencias y las tecnologías, se distingue la imposición que esta modalidad directa preside. Según la cual, el público tendría que comprender la ciencia (public understanding of science), tendría que estar consciente de su importancia (public awareness of science), tendría que integrar un nivel de cultura científica indispensable (science litteracy)... En esta perspectiva, cómo no ver en las medidas de los niveles de cultura científica de distintos países, todo un arsenal de justificación de las necesidades de ampliar una divulgación directa, borrando el tema central de una reflexión estratégica. La modalidad directa procede por confrontación, moviliza recursos importantes al servicio de una interacción de la que se espera una transformación cualitativa: la reducción del déficit de conocimiento científico (deficit model). A este modelo del déficit de información y de cultura científica, solía recomendar el del déficit estratégico de métodos tradicionales y espontáneos de la divulgación científica.

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