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par DUNOD

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Pierre Fayard est professeur à l'université de Poitiers et directeur du Centre franco-brésilien de documentation scientifique et technique (CENDOTEC) de Sao Paulo.
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LES LIVRES

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Zatoichi et le zen du sabre

Le danger n’est pas dans le sabre, mais dans celui qui le tient !

Zatoichi-t

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Dès lors que l’attention est vampirisée par un sabre (ou une menace quelconque) au détriment de celui qui le tient, la liberté d’action s’évanouit et la vulnérabilité survient.

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Zatoichi, le samouraï aveugle, n’agit qu’à propos : dans la seule fugacité de l’instant où l’action s’impose, rien d’autre n’a d’importance. Avant : l’expression de ses dispositions le rendrait fatalement vulnérable, après : la mort l’aurait déjà frappé !

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Physiquement incapable de voir autant le sabre que celui qui le tient, Zatoichi n’en fait aucun cas. Sa présence vitale est centrée sur la seule chose qui compte : le champ vibratoire du milieu dont il est composante. Aucune intention particulière ne vampirise sa constance dans ce seul immédiat qui compte. Aucune peur ou attente n’interfère entre sa perception et son action. Cela supprime tout facteur de décalage ou de retard, et le rend souverainement libre.

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Au début du film de Takaeshi Kitano, Zatoichi se trouve au creux d’une dune, ce qui raisonnablement apparaît comme un désavantage ! Cette vulnérabilité au regard des voyants, abuse et attire des mécréants en quête d’occasion. La précarité de la proie les gonfle d’orgueil et de suffisance, et désarme bientôt leur vigilance. Oublieux de l’ensemble, ils ne raisonnent plus et se sentent en mesure d’imposer leur volonté à la situation.

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Le poisson qui convoite l’appât est déjà pris

Proverbe chinois

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Alors qu’ils sont saisis par l’appât qu’ils jugent déjà acquis, Zatoichi demeure concentré dans le champ de l’instant. Déjà un premier mécréant se gausse d’être en possession de son sabre. La convoitise et la passion irraisonnée du voleur le déséquilibrent et créent le vide qui appelle l’éclair de la frappe. Le sabre est dans la main de Zaoichi alors que le voleur agonise.

Privilégier une attitude stratégique permet de tirer profit d’un tout sans limite dont on demeure partie prenante, alors qu’un comportement étroitement tactique se saisit d’un avantage localisé sans souci du champ relationnel dans lequel il s’insère. Le premier participe de l’interaction générale quand le second prétend agir et s’imposer de manière autonome, isolée et coupée de l’ensemble.

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Liberdade de ação e informação

Na estratégia,

a liberdade de ação representa

tanto um objetivo

como um princípio diretor.

Para André Beauffre, a luta das vontades conduz até uma luta pela liberdade de ação, cada um procurando conservá-la e privá-la ao seu adversário. Para Ferdinand Foch, ela mede o grau de independência de um ator em relação ao nível de pressão de seu ambiente e ou em relação a um ou vários outros atores. Representa a possibilidade de agir como se quer, à vontade, e apesar do inimigo. Quanto mais o estratega dispõe de um numero importante de alternativas e pode determinar-se soberanamente, mais a sua liberdade de ação é grande e vice-versa.

A liberdade de ação é relativa e é objeto de uma preocupação permanente.

Ela repousa na inteligência das situações cujo ingrediente fundamental é a informação e o conhecimento. Para Sun Tzu o conhecimento de si e do outro assegura o êxito de todo empreendimento porque a partir deste conhecimento sabe-se quando, onde e como se engajar ou não se engajar. A conquista da liberdade de ação está tanto ao alcance da mão quanto o nível de informação permite a previsibilidade do comportamento do adversário ou da concorrência. O conhecimento preliminar permite também de instrumentalizar no interior de uma estratégia global, a estratégia dos atores dos quais pode-se ler claramente o jogo.

A luta pela aquisição da liberdade de ação passa por um combate

a favor da informação no caso do predador

e contra a informação no caso da presa.

A liberdade de ação é com freqüência inversamente proporcional à incerteza, como ilustra a relação entre presa e predador. A serviço de sua sobrevivência, o caçador procura tornar previsível o comportamento do caçado para concentrar-se somente lá e quando ele estiver em condições de realizar seu objetivo sem desgastar-se inutilmente.

A partir de sua observação, ele realiza um tratamento de dados que modeliza o comportamento de seu alvo visando torná-lo calculável e previsível. Este procedimento racional se estabelece a partir da computação dos hábitos e necessidades da presa. Mas, face à estratégia do caçador, a sobrevida do caçado passa precisamente por um comportamento irracional.

A liberdade da presa repousa em uma conduta sem lógica que a torna incapturável e sobre uma névoa que ruína as esperanças do predador. A presa usa a desinformação, a decepção e a intoxicação se apoiando nas expectativas do predador. Como o caçador revela sua estratégia que é de se apoderar da presa, esta última desenvolve sua liberdade mascarando-a com sinais enganadores.

Em uma competição, a margem de liberdade de ação

se adquire positivamente através da informação sobre o mundo,

e negativamente interditando o acesso a essa informação.

Mergulhar o outro na incerteza quanto às suas próprias opiniões, impedi-lo de ver e de tirar proveito de suas observações, esgotá-lo e obrigá-lo a se preparar para todos as ocasiões sem ser bom em nenhuma delas.

Mas se a informação para si e sua privação para o outro representa uma condição necessária à liberdade de ação em caso de conflito, ela não chega a ser suficiente. Os jogadores de xadrez sabem que um erro tático, ou seja, localizado, pode ser fatal mesmo em despeito de um desequilíbrio estratégico, global nitidamente favorável. Pode acontecer que, ao se aproveitar de rítmicas e intervalos estreitos, um jogador em péssima posição reverte uma situação que parecia desesperada. Um “ xeque-mate ” é freqüentemente a sanção de uma vigilância adormecida por uma dominação evidente.

A preocupação do aumento permanente da liberdade de ação não pode deixar que se esqueça o objetivo concreto da decisão e/ou da mudança qualitativa. Foram necessárias cem horas de ação por via terrestre para por fim à guerra do Golfo, mas esta rapidez pressupõe sete mil horas de preparação prévia e mil horas de operações aéreas para arrasar os sistemas de comunicação e de comandos iraquianos. Tal como a estratégia, a informação e a comunicação não representam um fim em si mesmas.

Coupables problèmes ?

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La police de Singapour

privilégie l’identification des problèmes

sur celle des coupables

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The Knowledge Forum, 1ère édition, Tokyo 2005.

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Le sage montre la lune, le fou regarde le doigt !

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Stratagèmes chinois - Tableau synoptique

I. Stratagèmes de l’emprise

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1. Cacher dans la lumière / Mener l’Empereur en bateau. Ce qui est familier n’attire pas l’attention –. La lettre volée d’Edgar Poe est visible, donc elle n’est pas secrète.

Plutôt que de se protéger, user des représentations des autres pour mettre un projet en sécurité

2. L’eau fuit les hauteurs / Encercler Wei pour sauver Zhao. Construire la victoire en se réglant sur les mouvements de l’ennemi –L’offensive de Wei sur Zhao crée l’opportunité d’une attaque dans le vide de la défense de sa capitale.

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Plutôt que de se soumettre aux passions et aux initiatives de l’autre, être en réaction… profiter des vides, qui appellent des pleins, dans le système de forces de l’autre.

3. Le potentiel des autres / Tuer avec une épée d’emprunt. Si tu veux réaliser quelque chose, fait en sorte que d’autres le fassent pour toi. – En accomplissant leur travail en toute bonne conscience, chercheurs, médecins et journalistes œuvrent aux objectifs d’un groupe pharmaceutique.

Plutôt que de faire le travail en s’exposant à des contres de la part des autres, user des logiques d’autres acteurs et les orienter (les composer) pour qu’elles travaillent pour soi sans qu’ils le sachent.

4. Les vases communicants / Attendre tranquillement un ennemi qui s’épuise. Le stratège attire l’ennemi, il ne se fait pas attirer par lui. – Le président sortant, candidat à sa réélection, attend que les prétendants épuisent leurs cartouches avant de se déclarer en connaissance de cause et de l’emporter.

Plutôt que de se hâter dans une confrontation pleine d’ardeurs, de dispositifs offensifs et de… attendre la décrue des attaques pour s’avancer en terrain connu et dégagé (sans surprise)

5. Le chaos fertile / Piller les maisons qui brûlent. La première tâche consiste à se rendre invincible, les occasions de victoire sont fournies par les erreurs adverses – Un politique ambitieux s’engage dans le camp défait (vide) car plus porteur à terme que celui de la victoire (plein).

Plutôt que de s’exposer et se risquer dans l’attaque d’acteurs installés, profiter des moments de faiblesse pour s’emparer des valeurs.

6. La stratégie adore le vide / Mener grand bruit à l’Est pour attaquer à l’Ouest. Celui qui sait quand et où s’engager fait en sorte que l’autre ignore où et quand se défendre. – La cité assiégée impatiente, qui attend depuis longtemps de connaître la direction de l’offensive, n’est plus critique sur les signaux qu’elle reçoit enfin !

Plutôt que de se soumettre aux attentes des autres en leur envoyant les signaux qu’ils attendent, tendre leur attente de sorte qu’ils ne soient plus à même d’être critiques lorsqu’une information leur est livrée !

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II. Stratégies du fil du rasoir

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7. Créer à partir de rien / Transformer le mirage en réalité. Toute chose dans l’univers à été créée a partir de quelque chose qui vient du néant. – Le conseiller au chômage crée une illusion qui suscite un mouvement qui le rend riche puis indispensable.

Plutôt que se vanter ses propres mérites en vue d’acquérir une position, faire jouer les désirs et forces pour les faire contribuer à sa propre reconnaissance.

8. Vaincre dans l’ombre / Montée discrète à Chen Cang. Attaquer en pleine lumière, vaincre en secret. – Le Royaume de la Montagne fait ostensiblement réparer le pont de connexion avec le Royaume de la Plaine, puis l’envahie à partir d’un chemin escarpé.

9. Profiter de l’aveuglement / Observer l’incendie sur la berge en face. Le bon stratège maîtrise l’art du délai. – Le Martin Pêcheur et l’huître s’obstinent dans leur affrontement, la chouette et les crevettes les dévorent à la fin.

10. Le sourire du tigre / Cacher une épée dans un sourire. La bouche est aussi douce que le miel, mais l’estomac est aussi dangereux que le sabre. – Le dictateur fait exécuter publiquement qui lui conseille d’attaquer son voisin, puis annexe celui-ci.

11. Qui sait perdre gagne / Sacrifier le prunier pour sauver le pêcher. Sacrifier les détails pour réaliser de grands desseins. – Le sacrifice consenti du faible annule la force majeure adverse et crée les conditions de la victoire.

12. La chance se construit / Emmener un mouton en passant. L’occasion fait le larron. – Le candidat stagiaire adapte sa proposition en fonction de l’actualité de l’entreprise qu’il découvre.

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III. Stratagèmes d’attaque

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13. La pince des louanges / Battre l’herbe pour débusquer le serpent. Faire s’envoler avec des louanges puis saisir par des pinces. – En qualifiant de cheval le cerf qu’il offre au roi, le comploteur compte ses alliés à la cour.

14. Le potentiel du passé / Redonner vie à un cadavre. Celui qui peut agir ne se laisse pas manipuler. Celui qui ne peut plus rien faire supplie qu’on l’utilise. – Visitée en rêve, Jérusalem devient une cité sainte de la nouvelle religion.

15. La victoire par la situation / Amener le tigre à quitter la montagne. Le général ne demande pas la victoire à ses soldats mais à la situation. – Xénophon dispose le reste de ses troupes le dos à la montagne pour vaincre psychologiquement les Perses.

16. Lâcher pour saisir / Laisser courir pour mieux saisir. Avant de détruire, il faut construire ; avant d’affaiblir, il faut consolider ; avant de prendre, il faut donner. – Une brèche dans un siège crée un espoir grandissant qui affaiblit la volonté des encerclés d’en découdre.

17. Du plomb pour de l’or / Jeter une brique pour ramasser du jade. Octroyer un avantage momentané pour assurer une victoire durable ultérieure. – En séduisant la secrétaire, le chercheur obscur prend rendez-vous avec une sommité scientifique.

18. Le poisson pourrit par la tête / Pour capturer les bandits, mettez d’abord la main sur leur chef. Modeler l’esprit du général adverse. – En s’associant aux malades, le groupe pharmaceutique acquiert la connaissance tacite de leurs affections.

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IV. Stratagèmes du chaos

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19. Travailler en montagne / Retirer les bûches sous le chaudron. La faiblesse l’emporte sur la force – Le sage africain voit les racines du baobab, le reporter français décrit son tronc et ses branches.

20. La confusion opportune / Troubler l’eau pour attraper les poissons. Les temps difficiles créent les héros – En prenant la cause du braqueur, une cliente sauve ses économies.

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V. Stratagèmes d’annexion

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29. Enrôler la force adverse / Orner de fleurs un arbre sec. En l’absence de troupes, utilise celle de ton ennemi. Les gnous détallent devant le Renard accompagné docilement par le Lion.

30. Rendre l’inutile indispensable / Echanger les places de l’hôte et de l’invité. Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. Le presque SDF crée son statut en remplissant les vides dans la gestion de son amphitryon.

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VI. Stratagèmes des situations désespérées

31. La déception paradoxale / Stratagème de la belle. Un pas en arrière crée les conditions d’un bond futur – En accordant des faveurs qu’il n’est pas en mesure de refuser, le président qui a perdu les élections reprend l’initiative.

32. La faiblesse fatale / Stratagème de la ville vide. Lorsque le roi est nu, parader est le seul atout qui lui reste – A l’approche d’une armée ennemie à la supériorité écrasante, le général laisse les portes de la cité grandes ouvertes et s’en va jouer du luth sur la plus haute tour.

36. Grandeur de la fuite / La fuite est la suprême politique. Une bonne retraite vaut mieux qu’un mauvais combat. – Acculé, Mao Tsé Toung s’engage dans une Longue Marche qui lui assure les moyens d’une renaissance future.

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Estratégias chinêsas

I – Estratagemas de hegemonia

1.     Esconder na luz / Enganar o céu para atravessar o oceano – O que é familiar não atrai nossa atençãoA carta roubada de Edgar Poe é visível, não sendo, pois, secreta.

2.     A água evita as alturas / Sitiar Wei para salvar Zhao – Construir a vitória conformando-se aos movimentos do inimigo A ofensiva de Wei sur Zhao cria a oportunidade de um ataque no vazio da defensa se sua capital.

3.     O potencial dos outros / Matar alguém com uma faca emprestada – Si quieres realizar algo, faz com que teus inimigos o façam por tiRealizando seus trabalhos de maneira  consciente, pesquisadores, médicos e jornalistas colaboram de maneira inconsciente aos objetivos de um grupo farmacêutico.

4.     Os vasos comunicantes / Poupar energia enquanto o inimigo se mata de cansaço – O estrategista atrai o inimigo e não se deixa atrair por ele O presidente candidato à reeleição, espera que os outros candidatos esgotem seus trunfos antes de se declarar conhecedor de causa e de vencê-la.

5.     O caos fértil / Saquear uma casa que esta em chamas – A tarefa primeira do general é tornar-se insensível. As ocasiões de vitórias são fornecidas pelos erros adversários Um político ambicioso se engaja no campo vencido (vazio) pois mais êxito obterá no médio prazo do que na vitória.

6.     A estratégia adora o vazio / Simular um ataque ao leste, mas atacar o oeste – Aquele que sabe quando se envolver faz com que o outrro ignore quando se defenderA cidade cercada que espera, faz muito tempo, conhecer a direção da ofensiva, não é mais crítica em relação aos sinais que ela então recebe.

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II – Estratagemas do fio da navalha

7.      Criar a partir de nada / Criar algo de nada – Tudo no universo foi criado a partir de algo, por sua vez, foi criado de nada – O  conselheiro desempregado cria uma ilusão que suscita um movimento que o torna rico e então indispensável.

8.      Vencer na sombra / Fuga secreta por Chen Cang – Atacar em plena luz do dia, vencer em segredoO Reino da Montanha realiza ostensivamente o reparo do ponto de conexão com o Reino da Planície, e depois o invade a partir de um caminho íngreme.

9.      Aproveitar-se da cegueira / Observar o fogo do outro lado do rio / O bom estrategista domina a arte do tempo – O Martin Pescador Martin e a ostra ficam obstinados em relação ao seu conflito, a coruja e os camarões os devoram no final.

10.  O sorriso do tigre / Uma adaga embainhada em num sorriso – A boca é tão doce quanto o mel, mas o estomago é tão perigoso quanto o sabre – O ditador manda executar publicamente quem lhe aconselha atacar seu vizinho, e depois anexa este último.

11.  Ganha quem sabe perder / A ameixeira morre no lugar do pessegueiro – Sacrificar os detalhes para realizar as grandes metas – O sacrifício consentido do fraco anula a principal força contrária e cria as condições da vitória.

12.  A sorte se constrói / Roubando um bode pelo caminho – O carneiro está lá por acaso, mas não é por acaso que o pegamos – O candidato à estagiário adapta sua proposição em função da atualidade da empresa que ele descobre.

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III – Estratagemas de ataque

13.  A tenaz dos elogios / Bater no capim para assustar a cobra – Elevar com elogios e depões prender com tenazes – Qualificando de cavalo o cervo que ele oferece ao rei, o conspirador é capaz de identificar seus aliados na corte: os que declaran que é um cervo!

14.  O potencial do passado / Tomar um cadáver emprestado para ressuscitar uma alma – Aquele que ainda pode sua propia conta não se deixa usar. Aquele que não pode fazer nada suplique que o usem – Visitada em sonho, Jerusalém se transforma em cidade sacra da nova religião.

15.  A vitória pela situação / Atrair um tigre para fora de sua toca na montanha – O general não pede a vitória a seus soldados, mas a situaçãoXénophon dispõe o restante de sua tropa atrás da montanha para vencer psicologicamente os persas.

16.  Soltar para pegar / Soltar o inimigo para recapturá-lo depois – Antes de desconstruir, deve-se construir; antes de enfraquecer, deve-se consolidar; antes de tomar, deve-se dar – Uma brecha no cerco cria uma esperança crescente que enfraquece a vontade dos cercados de lutar.

17.  Chumbo por oro / Atirar um tijolo para conseguir um jade – Conceder uma vantagem momentânea para garantir uma vitória duradoura posterior – Seduzindo a secretária, o pesquisador obscuro consegue encontrar-se com uma sumidade científica.

18.  O peixe apodrece pela cabeça / Desbaratar os bandidos prendendo o líder – Saber modelar o espírito do general adverso – Associando-se aos doentes, o grupo farmacêutico adquire o conhecimento tácito daquilo que lhes afeta.

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CONCLUSAO

19.  Grandeza da fuga / Fuga - a melhor trama – Uma boa retirada vale mais que um mau combate – Encurralado, Mao Tsé Toung engaja-se na Longa Marcha,  que lhe assegura os meios de um renascimento futuro.

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Do livro: Compreender e aplicar Sun Tzu. O pensamento estratégico chinês: uma sabedoria em ação. Pierre Fayard – Ed. Bookman, Porto Alegre, Brasil,  2006.

Un voyage presque initiatique qui fait vivre autant qu'il explique

Le réveil du Samouraï 

Parmi les 8 livres en sélection finale pour l’attribution de prix IEC, celui de Pierre Fayard a attiré mon attention.

Cet ouvrage propose une plongée en apnée dans la culture japonaise. Cela se ressent dès la couverture où trônent des idéogrammes japonais, puis dans la manière de concevoir le plan, avec des « clefs » et des « portes », enfin dans le texte dont le style est à la fois limpide et complexe (je me suis surpris à relire trois fois une même phrase), et en cela tout à fait extrême-oriental.

Il présente la philosophie dans laquelle baignent les japonais et qui détermine leur attitude vis à vis de l’information et la connaissance.

Ainsi l’ouvrage présente en première partie des « clés » de compréhension

-          Le Budo, qui est la connaissance intuitive, que les japonais essayent de développer en eux (qu’il fut samouraï hier, ou employé aujourd’hui).

-          Le Ba, qui est la connaissance collaborative, celle qui émerge de l’harmonie entre les personnes (et donc entre les collaborateurs d’une même entreprise).

-          Le Kata, qui est la création de connaissances.


Si on peut comparer l’entreprise occidentale à un orchestre symphonique structuré, dont les musiciens suivent une partition, l’entreprise nippone serait plus comparable (dans ses objectifs philosophiques) à un groupe de musiciens de jazz en train d’improviser. « En fonction de ce que chacun est (nature) et de ce qu’il sait (compétences) tous entrent dans une ambiance (ba) qui mobilise leur sensibilité et leur savoir faire … » (page 83).

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En seconde partie, sont présentés les « portes ». Il s’agit d’une description d’une trentaine de cas d’entreprises, qui « illustrent comment cette voie japonaise dans la société de la connaissance se traduit dans le concret des organisations de l’Archipel ».

Voici quelques morceaux choisis :

-          Extrait de la présentation de Honda, page 102 : une trop grande confiance en soi affecte les capacités de jugement, c’est pourquoi Honda attache beaucoup d’attention à ceux qui ne lui sont pas fidèles (…). Dans cet esprit l’intérêt des fans, de ceux qui sont acquis presque définitivement aux marques est limité. Honda a besoin de recueillir les avis et opinions de ceux qui n’aiment ni les moteurs ni les voitures.

-          Extrait de la présentation de Kao Corporation, page 111 : La première tache du management consiste à connaître le « chi » du groupe, car ce facteur de spécification fait la différence entre ses capacités et sa productivité par rapport aux autres. On pense que les hommes, les biens, les capitaux, l’information… font tout ! Pourtant, on peut en rassembler autant que l’on veut, ce ne sera que du bruit, sans les compétences en analyse, en jugement et sans une philosophie qui les anime. Or l’aptitude à identifier des signes porteurs de sens pour en tirer le meilleur profit dépend de cette capacité d’ensemble qui agrège opinions, perspicacité, clarté et décision. Cela constitue le « chi » global de l’entreprise (…).

-          Extrait de la présentation de Mayekawa, page 107 : Mayekawa distingue entre deux formes de marketing. Le « naturel » prend sa source dans la communication avec les clients et leurs besoins, alors que « l’artificiel » se focalise exclusivement sur la vente de produits, qu’ils correspondent ou non à des attentes.

D’autres cas d’entreprise présentent des solutions (presque des systèmes) de valorisation par remerciement internes (p 125), production zéro papier (p 148), formation par les meilleurs (p 168), de valorisation du réseau (p 198), …

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Ce livre vous invite à ce voyage presque initiatique, en ce sens qu’il fait vivre autant qu’il explique.

par Jerome Bondu publié dans : Gestion des connaissanceshttp://jerome-bondu.over-blog.com/article-12980035.html

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La culture stratégique directe des Etats Unis

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Physiquement, les Etats Unis d’Amérique peuvent être décrits comme on continent – insulaire. Continent par la dimension, cette profondeur est protégée à l’est et à ouest par deux océans. Cela contribue à marquer une distance, une spécificité et une sécurité que le progrès des transports maritime et aérien n’a que récemment altéré.

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La culture stratégique des Etats Unis d’Amérique

porte la marque de l’histoire de la colonisation des pionniers.

Les immigrants qui s’installent aux Etats Unis ont en commun une rupture avec un passé qu’ils laissent derrière eux pour des raisons religieuses, économiques, politiques ou ethniques, au profit d’un présent à construire et d’un futur que l’on veut prometteur. Cet idéal de liberté et de bonheur, inscrit dans la propre constitution, est profondément enraciné dans les valeurs du pays.

La progression des Etats Unis d’Amérique de la côte est à la côte ouest a donné naissance au mythe d’une frontière que l’activité volontaire des hommes repousse toujours plus loin. La diligence et le chemin de fer ont été les vecteurs de cette organisation progressive. Une fois le Pacifique atteint, le mouvement s’est poursuivi dans l’imaginaire et surtout dans un effort confiant dans le progrès technologique… jusqu’aux dimensions de l’espace et de la virtualité.

L’origine religieuse des premiers immigrants les incita à considérer le territoire de ce qui devenait les Etats Unis d’Amérique comme un vaste chantier octroyé par Dieu afin qu’ils y développent la civilisation contre la nature sauvage. La devise, In God we trust, qui figure sur les dollars en est le signe.

Le monde se divise entre deux catégories de prédestinés : les bons, riches et gagnants (winners) bénis par Dieu, et les méchants, pauvres et perdants (loosers). Le leitmotiv du combat éternel du bien contre le mal se retrouve dans nombre de productions hollywoodiennes. Le travail permet d’acheter son salut.

L’ensemble de ces conditions et de ces représentations donne naissance à une culture marquée par la morale, l’esprit d’entreprise, l’individualisme, les valeurs démocratiques, la volonté, la technologie qui transforme le monde et l’extraversion.

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Du fait d’une riche nature continentale et du désir de prospérité des immigrants,

les Etasuniens ont une mentalité d’abord défensive.

L’effort principal porte sur le développement économique et pour ce faire la mentalité dominante est pacifique. L’esprit de représailles exercé d’abord par des milices, forme de la nation en armes, se manifeste en réaction à des perturbations agressives et considérées comme barbares.

La guerre se traduit alors par des expéditions punitives directes au nom de la justice. Dieu étant du coté des justes, l’ennemi assimilé au mal, diabolisé, n’a d’autre alternative que de se plier et de se rendre sans conditions. Le tempo confiant et continu du développement économique fait alors place à la mobilisation générale de l’ensemble des forces dans un mouvement puissant.

A l’exception des deux guerres mondiales du vingtième siècle, les Etats Unis connurent de nombreux conflits de nature asymétrique et à leur avantage en termes de rapport des forces. Une fois le territoire national constitué, le souci d’assurer sa sécurité dans son environnement immédiat s’est étendu progressivement à la planète entière.

L’esprit défensif propre à cette culture continentale s’est alors enrichi d’une mentalité offensive et interventionniste planétaire au service de la promotion et de la défense d’intérêts en expansion. Pour penser la géostratégie de son expansion maritime, la mentalité défensive et pacifique a alors fait long feu.

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La marque de Napoléon et de Jomini.

West point fut d’abord une école d’ingénieurs

Lorsque le jeune Etat s’interrogea sur la question militaire au cours du dix-neuvième siècle, Napoléon et son commentateur suisse Antoine de Jomini, dominait la réflexion européenne. Carl von Clausewitz ne sera reconnu qu’à partir de la victoire prussienne sur la France de Napoléon III. A la différence d’une Grande Bretagne aristocratique, la France incarnait le principe démocratique et républicain de la nation en armes. Celle-ci est par ailleurs l’un des très rares pays majeurs de la planète à n’avoir jamais été en guerre contre les Etats Unis.

Une fois les désirs de revanche britanniques apaisés et le Mexique contenu puis fractionné à leur profit, la question stratégique prioritaire pour les Etats Unis d’Amérique consista à organiser leur vaste espace. Dans cette optique, l’académie militaire de West Point fut d’abord une école d’ingénieurs et de bâtisseurs. La terminologie géométrique jominienne des bases, lignes d’opération, mise en système des forces en vue d’opérations combinées, concentration au point décisif… rencontra là un terrain réceptif.

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L’excellence logistique est une caractéristique majeure de la culture stratégique des Etats Unis, qu’elle s’applique à la dimension terrestre, maritime, spatiale ou… planétaire.

La culture stratégique des Etats Unis oscille entre deux pôles contradictoires : l’attrition et la manœuvre. Pour des raisons morales et parce que la guerre annihile des existences individuelles, il y a tout lieu d’en limiter les dommages pour soi mais aussi d’en restreindre la durée. La solution qui s’impose alors est le recours en grande largeur à la technologie afin de se protéger (bouclier) et simultanément de démultiplier la force et l’efficacité (glaive) contre l’adversité afin d’accélérer sa défaite.

La mentalité du joueur de poker se retrouve dans cette logique qui va bientôt assimiler l’autre à un catalogue d’objectifs que l’on traite à moindre coût humain à la manière d’un rouleau compresseur qui progresse tactiquement et inexorablement vers l’anéantissement de la volonté de résistance adverse, voire de son éradication. A ce pôle de l’attrition s’oppose celui de la manœuvre faite d’initiative et de mouvement en fonction d’un jeu sur les faiblesses de l’adversaire. Cette optique plus qualitative que quantitative suppose la connaissance et l’intelligence de l’autre.

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Le développement industriel et technologique des Etats Unis les porte vers une représentation managériale du conflit qui voudrait que la guerre soit calculable et l’on puisse la traiter au moyen de solutions techniques mises en œuvre par des ingénieurs.

Les atouts de cette culture de la stratégie, désignent par eux-mêmes ses faiblesses. Son caractère frontal, droit au but, extrême afin d’atteindre rapidement un résultat s’adapte difficilement à des situations complexes où la ligne de démarcation entre le bien et le mal n’est ni aisée ni évidente.

L’invisibilité, le recours à des formes indirectes et non conventionnelles, les conflits longs et à faible intensité désorientent une pensée stratégique d’inspiration directe alors en manque de points d’application pour exercer des efforts décisifs.

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Indépendamment de ses déterminants spatiaux, temporels et sociétaux, il n’en reste pas moins qu’une culture de la stratégie dispose d’une capacité plus ou moins grande à s’adapter et à s’enrichir des leçons du passé, des contraintes du présent et d’apports qui lui sont extérieurs. Le niveau et la diversité de la réflexion stratégique aux Etats Unis d’Amérique ne connaissent guère d’équivalent sur la planète en ce début de vingt et unième siècle.

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