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par DUNOD

L'AUTEUR

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Pierre Fayard est professeur à l'université de Poitiers et directeur du Centre franco-brésilien de documentation scientifique et technique (CENDOTEC) de Sao Paulo.
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LES LIVRES

« août 2007 | Accueil | octobre 2007 »

La maîtrise de l'interaction. Exemplaire numérique gratuit

A tous les âges et sous toutes les latitudes, l’information et la communication tout comme l’influence et la désinformation jouent un rôle de premier plan dans la prose de l’existence qu’est la stratégie. L’histoire en témoigne et le XXIe siècle ferait-il exception ? Aujourd’hui, la puissance des moyens technologiques de l’information et de la communication redimensionne les fins qu’ils sont censés servir. La banalisation de ces technologies met à l’ordre du jour l’étude des nouvelles conditions de la stratégie quel qu’en soit le domaine d’application. En puisant dans les grands classiques d’Extrême-Orient et d’Occident de la stratégie, ce livre propose un éclairage informationnel et communicationnel de l’interaction des volontés dans le conflit, mais aussi dans la coopération.

Contenu : La prose de l’existence – Intelligence, liberté & économie – Sur-information ou cécité stratégique – Géo & chrono-stratégies – La maîtrise de l’interaction des volontés – La dissuasion, une stratégie de communication – Le jeu de l’information dans les stratégies indirectes – La culture du stratagème – Stratégie de crise – Nouveaux médias et prévention des crises – La stratégie dans le cocktail numérique.

Pour recevoir un exemplaire numérique gratuit de ce livre de Pierre Fayard, (La maitrise de l'interaction. L'information et la communication dans la stratégie) envoyer un mail de demande à l’auteur.

Comunidades de conhecimento no Japao

O conceito de ba foi introduzido em 1996 por Ikujiro Nonaka e Noburo Konno. Desde então, exerce um papel fundamental sobre a maneira japonesa de criação de conhecimento, sendo que aos poucos esse conceito começa a fazer parte dos jargões utilizados na literatura especializada de KM (Knowledge Management), fora do arquipélago japonês. Sendo que a abordagem japonesa sobre os conceitos de KM se encontra distinta da norte-americana, essa fortemente orientada sobre as tecnologias de informação (IT oriented). Esses conceitos carregam forte significado da cultura japonesa e torna-se, muitas vezes, de difícil compreensão por meio da linguagem ocidental, utilizando termos únicos, claros, distintos e sem ambigüidades. Portanto, a presente contribuição artigo propõe a expressão Comunidades Estratégicas de Conhecimento como uma possível versão ocidental equivalente ao conceito de ba.

Para saber mais sobre o tema: http://nikkeypedia.org.br/index.php?title=Gestao_de_conhecimento

La gestion du savoir au Japon

 
Lu sur Amazon.fr
La stratégie des communautés de connaissance, 2 août 2007
Par Julie DD "JJDD" (France)
"Gestion" ou "création" de connaissance ? Le Japon répond création ! Ce livre a le très grand avantage de nous présenter comment ce pays se forge son propre modèle en puisant dans sa culture. A travers plus de vingt témoignages d'entreprises petites et grandes, il donne à comprendre des modes d'organisation qui surprennent et qui remettent en cause pas mal de clichés et d'idées toutes faites.
Parfaitement pédagogique, la première partie expose trois principes clefs qui renvoient à une revivification de l'éthique samourai (Budo) à une manière collective de vivre l'espace et le temps autour de l'objectif de création de connaissance (Ba) et enfin rend compte de méthodes ritualisées qui le permette (Kata).
J'ai particulièrement apprécié cette partie qui explique pourquoi l'auteur le plus fameux dans la gestion du savoir (Ikujiro Nonaka) parle de "routines créatives". Consultants du monde entier avant d'en faire la promotion, référez-vous au concept de "kata" dont la signification est bien plus profonde que "routine" !

Le réveil du samouraï. Culture et stratégie japonaises dans la société de la connaissance. Dunod, Paris 2006.

Cultures stratégiques

Doit-on parler de cultures de la stratégie ou bien d’une culture de la stratégie ? Indépendamment des particularités de l’espace, du temps et des domaines d’application, la stratégie consiste invariablement à fournir le moyen de réaliser des fins dictées par la volonté ou par la nécessité. Où que l’on soit, elle recouvre l’agencement et la mise en œuvre volontaire de ressources à cet effet. Dans ce sens, la culture de la stratégie désigne une connaissance générale et approfondie de la stratégie, de ses manifestations, de son histoire et des réflexions théoriques qui s’y appliquent. En revanche, les cultures de la stratégie désignent une multiplicité d’expressions selon les particularités des groupes humains qui les mettent en oeuvre. La diversité des sociétés, celle des lieux et des moments historiques sont sources de modalités originales qui sont le produit d’un milieu, d’un héritage, d’un ensemble de contraintes et de valeurs.

La manière de percevoir et de vivre l’espace et le temps influe sur les modes de relation à l’autre et à l’environnement, tout comme sur la façon de traduire un projet dans les faits. Une culture de la stratégie recouvre, pour un groupe donné, un ensemble d’inclinations et d’attitudes partagées quant à la manière de concevoir, d’agencer et de mettre en œuvre des moyens au service d’une fin. Elle modèle et oriente spécifiquement les modes de représentation et de conduite de l’interaction des volontés dans le temps et dans l’espace. Elle constitue aussi un filtre de perception et de lecture des stratégies tierces.

Les différentes cultures de la stratégie sont indicatives et non pas déterministes car en stratégie prévisibilité rime avec vulnérabilité. Héritière d’une implantation géographique et d’une expérience historique, chacune d’entre elles présente une aptitude plus ou moins grande à évoluer et à intégrer de manière créative des apports nouveaux et/ou extérieurs. La compréhension des autres cultures de la stratégie permet de relativiser la sienne propre, d’identifier ses forces et ses faiblesses selon les situations et d’en favoriser l’évolution dans un monde hétérogène et interdépendant. Cette pratique de la distanciation est l’une des conditions de l’efficacité autant dans la coopération que la compétition ou la coop-étition.

Sur la fin et les moyens

En 1492, Christophe Colomb n’a pas tourné le dos aux Amériques sous prétexte que c’était les Indes qu’il cherchait ! Se concentrer sur une finalité étroite et exclusive tend à faire oublier qu’elle n’existe que parce que les intérêts d’un acteur s’en trouvent à l’origine. Faut-il toujours énoncer des fins (niveau de la politique) avant de se consacrer aux moyens (niveau de la stratégie), se donner un objectif et concevoir ensuite la mise en œuvre des moyens qui vont le concrétiser ? La rationnalité de ce processus semble à tout le moins implacable. Mais le dogmatisme menace en stratégie comme ailleurs et ce qui fonctionnait jusque là peut se révéler dépassé lorsque les conditions changent. Sous prétexte d’économie et d’efficacité, le dogme prétend arrêter le temps, il tue la pensée et la créativité, il rend impropre aux adaptations et empêche de tirer profit de situations et de moyens nouveaux.

Certes, pas plus aujourd’hui qu’hier il n’est de stratégie en soi, déconnectée d’une fin poursuivie ou d’une intention même vague. Mais la linéarité qui liait jusque là fins et moyens, politique et stratégie, est à présent remise en cause au profit d’une relation souvent simultanée. La disponibilité et les capacités sans cesse croissantes de moyens redimensionne les fins qu’ils sont censés initialement servir. Une librairie en ligne, dépasse les possibilités d’une librairie accessible à une adresse physique à des heures d’ouverture limitées. Dans un cas comme dans l’autre, la fin demeure identique puisqu’il s’agit de vendre des livres en assurant l’interaction entre éditeurs et acheteurs, mais la connectivité sans limites spatiale et temporelle des moyens réticulaires élargit le marché à la planète entière. La différence n’est pas seulement quantitative mais aussi qualitative car l’édition d’un ouvrage spécialisé qui n’atteint pas son équilibre économique sur une échelle locale peut le rencontrer au niveau global.

Séparer et cloisonner le temps du penser politique (fin) de celui du penser stratégie (moyen) est l’assurance d’accuser au moins un train si ce n’est une guerre de retard. Il convient aujourd’hui d’envisager fins et moyens dans une relation dialectique accélérée et ouverte dans un monde où le temps fait la différence. Cela conduit à intégrer une dose de géométrie variable dans les projets et une ouverture vers ce que le potentiel – en devenir – des moyens permet. En d’autres termes, il s’agit d’accepter de penser et d’agir avec l’incertitude en la considérant comme une composante essentielle de l’adaptation aux nouvelles conditions, aux menaces tout comme aux opportunités. Pour la culture stratégique japonaise la fin est dans les moyens et ceux-ci font l’objet de tous les efforts. L’entraînement et la mobilisation extrême de moyens repoussés au delà de leurs limites assurent de ce fait une efficacité de surcroît. Tel est le sens de la voie de l’avantage en toute situation que l’on retrouve dans le grand classique Traité des cinq roues (Gorin-no-sho) de Miyamoto Musashi.

Armes intelligentes & aveuglement stratégique ?

On peut tout faire avec des baïonettes, sauf s’y assoir dessus, aurait dit Talleyrant à Napoléon au faît de sa gloire.

Les armes dites intelligentes dispenseraient-elles de l’être ?

La performance des moyens fait-elle oublier que leur valeur résulte de leur capacité à concrétiser des fins ?

Ne vaut-il pas mieux d’être stratégiquement intelligent avec des boulons que tactiquement timoré avec des missiles ?

Les communautés de connaissance au Japon

Dans son ouvrage «Le réveil du Samouraï», culture et stratégies japonaises dans la société de la connaissance, Pierre Fayard nous décrit la réalité des pratiques de gestion du savoir dans les firmes japonaises. L’archipel du Japon détient une culture « unique et déroutante » qu’il convient de laisser décanter pour pouvoir en apprécier pleinement sa valeur.

Pierre Fayard, professeur à l’Université de Poitiers, nous propose ainsi ses recherches sur l’approche comparée des différentes cultures de la stratégie. Son dernier ouvrage permet de comprendre comment le Japon est entré dans la société de la connaissance. L’auteur prend en compte deux perspectives : l’explicitation de sa culture stratégique et des témoignages de responsables d’entreprises et chercheurs spécialisés dans ce domaine. Ainsi, trois « clefs » nous sont proposées : le Budo de la connaissance intuitive, le Ba de la connaissance collaborative, le Kata de la création de la connaissance, puis quatre « portes » : Culture, Espace, Communauté et enfin Technologie.

Tout au long de l’ouvrage, on découvre ainsi comment la création stratégique de la connaissance est conçue, structurée et mise en oeuvre dans l’univers japonais. Le titre de l’ouvrage prend alors tout son sens : le samouraï est l’emblème de cette culture traditionnelle où le mérite et le dévouement sont quelques unes des valeurs essentielles qui animent les communautés stratégiques japonaises de la connaissance.

L’auteur effectue un parallèle avec la culture stratégique française plus individualiste que celle des japonais. En effet, la notion de communauté reste la base de l’état d’esprit du Japon. Cependant, on note toutefois des points communs entre les deux cultures tels que les principes de liberté d’action et d’économie des forces. Se pose alors la question du rôle croissant de la culture dans les défis actuels de la société de la connaissance mais également la question de la création et du partage de ces connaissances. Il est essentiel de s’intéresser à la culture des autres pour mieux apprendre sur soi-même et c’est en observant les stratégies culturelles de cet archipel d’Extrême Orient que l’on peut apprendre et ainsi améliorer nos propres techniques concernant la société de la connaissance.

Avec cet ouvrage, Pierre Fayard nous présente des exemples qui peuvent se révéler utiles pour tous ceux qui cherchent une alternative aux méthodes appliquées dans nos sociétés ou simplement, ceux qui sont curieux de découvrir d’autres façons de penser et d’agir au sein de l’entreprise.

Odile Vincent, http://www.ie-poitiers.net/VigIE

Sun Tzu et la recherche d'emploi

Avis aux conseillers et aux non conseillers : J’avoue que ce Sun-Tzu me fascine quelque peu. Plus j’avance dans la découverte de ce traité plus je me dis que cette approche stratégique peut aussi s’adapter à la Recherche d’Emploi. Car en fait, la recherche et l’obtention d’un poste sont également un conquête de territoire, où plusieurs forces s’opposent. « L’Art de la Guerre » est avant toute chose une traité de stratégie militaire, mais ne fions pas trop au titre : depuis quelques années, il est utilisé par des dirigeants de certaines multinationales.
Et pourquoi ne pas utiliser certains de ses principes à l’Insertion Professionnelle ?
Apprenons simplement à penser différemment nos traditionnelles Techniques de Recherche d’Emploi.
http://insertionvincent.blogemploi.com