INTELLIGENCE CULTURELLE DE LA STRATEGIE - 2 -
Cours, Master Intelligence Economique & Communication Stratégique.
Institut d'Administration des Entreprises - Université de Poitiers, 2012.
Par nature, la stratégie, où des volontés se confrontent n’est pas une science
exacte au sens donné par Claude Bernard au siècle dernier. Dans cet art de la
combinatoire dans le temps et dans l’espace de moyens hétérogènes au
service d’une fin, les mêmes conditions ne produisent pas forcément les mêmes
effets. Ériger en dogme ce qui réussit, même magistralement une fois, est à
terme suicidaire. L’histoire enseigne et démontre au-delà du nécessaire que
l’arme absolue est un non-sens stratégique. Les Goliath finissent toujours par
rencontrer leur David. À la longue, l’hégémonie, droguée par l’habitude,
assimile abusivement son statut à un ordre naturel des choses et néglige une
créativité source d’adaptation. Pour s’en garder, la stratégie de la Chine
traditionnelle recommande, dans une parfaite logique de jeu de go[1], la création de dispositifs qui maintiennent un avantage
relatif de préférence au désir épuisant de dominer sans partage[2].
Principe de liberté et information
La littérature stratégique, notamment française, souligne
l’importance des principes de liberté d’action et d’économie des moyens[3] comme guides à la réflexion et à la mise en œuvre. En amont de
ceux-ci, l’intelligence et la vigilance sur les intentions et les dispositions
respectives des acteurs et sur l’évolution des circonstances, passe par
l’application d’une forme de Global Positionning System.
Cet effort
constant de clairvoyance quant aux finalités poursuivies et à l’état de leur
concrétisation, pour soi-même et pour les autres passe par un exercice de
modification des points de vue pour comprendre de l’intérieur les logiques et
les intentions en œuvre.
En stratégie, la liberté d’action représente à la
fois un objectif intermédiaire et un principe directeur. Pour André Beauffre,
la lutte des volontés se ramène donc à une lutte pour la liberté d’action,
chacun cherchant à la conserver et à en priver l’adversaire[4]. Pour Ferdinand Foch, elle mesure le degré d’indépendance d’un
acteur par rapport au niveau de contrainte et de pression de son environnement
sur un théâtre donné et/ou par rapport à un ou plusieurs autres acteurs. Elle
représente la possibilité d’agir comme on veut, à son aise, et malgré
l’ennemi[5]. Plus le même dispose d’une somme
élevée d’alternatives et peut se déterminer souverainement, plus sa liberté
d’action est grande et vis versa.
Lorsque les Etat-Unis d’Amérique
refusèrent en 1997 à une voix contre quatorze l’élection du secrétaire général
de l’O.N.U., ils disposaient d’une liberté d’action à peu près totale.
Qu’elle se joue dans le cadre d’un jeu à somme nulle en cas de
conflit, ou d’un jeu à somme variable en cas de coopération ou de
négociation[6], la liberté d’action est relative et elle
fait l’objet d’une activité permanente. Elle repose sur l’intelligence des
situations dont l’ingrédient naturel est l’information et au-delà, la
connaissance. Pour le célèbre stratège chinois Sun Tzu[7],
la double connaissance de soi et des autres assure la réussite de toute
entreprise car on sait dès lors quand, où et comment s’engager ou ne
pas s’engager. La conquête de la liberté d’action est d’autant plus à
portée de main qu’un bon niveau d’information permet de rendre prévisible
l’évolution des circonstances, le comportement de l’adversité ou de la
concurrence. La connaissance préalable permet aussi d’instrumentaliser à
l’intérieur d’une stratégie englobante, la stratégie d’acteurs dont on lit
clairement le jeu. La liberté d’action est souvent inversement proportionnelle à
l’incertitude comme l’illustre la relation entre proie et
prédateur. Au service de sa survie, le chasseur cherche à rendre
prévisible le comportement du chassé afin de se concentrer seulement là et quand
il sera en mesure de réaliser son objectif sans se dépenser inutilement. À
partir de son observation, il procède à un traitement de données qui
modélise la conduite de sa cible en vue de la rendre calculable et
prévisible. Cette démarche rationnelle s’établit à partir de la computation des
habitudes et des besoins de la proie. Mais face à la stratégie du chasseur, la
survie du chassé passe précisément par un comportement irrationnel. La
liberté de la proie repose sur une conduite illogique qui la rend insaisissable
et sur un brouillard qui ruine les espérances du prédateur. La proie use de
désinformation, de déception et d’intoxication en s’appuyant sur les
expectatives du prédateur. Parce que le chasseur révèle sa stratégie qui est de
s’emparer de la proie, cette dernière développe sa liberté en l’abusant de
signes trompeurs. La lutte pour l’acquisition de la liberté d’action
passe par un combat pour l’information dans le cas du prédateur et contre
l’information dans le cas de la proie. Dans une compétition, la marge de
liberté s’acquiert positivement à travers l’information sur le monde, et
négativement en en interdisant l’accès. Plonger l’autre dans
l’incertitude quant à ses propres options, l’empêcher de voir et de tirer profit
de ses observations, l’épuise et l’oblige à se préparer partout pour être fort
nulle part. Mais si l’information pour soi et sa privation pour l’autre
représente une condition nécessaire à la liberté d’action en cas de conflit,
elle n’en est pas pour autant suffisante. Les joueurs d’échecs savent qu’une
erreur tactique, soit localisée, peut être fatale même en dépit d’un
déséquilibre stratégique, global, nettement favorable. Il arrive qu’en profitant
de rythmiques et de créneaux étroits, un joueur en fâcheuse posture renverse une
situation qui paraissait désespérée. Un échec et mat subit est souvent la
sanction d’une vigilance endormie par une domination évidente. Le souci de
l’augmentation permanente de la liberté d’action ne peut faire oublier
l’objectif concret de la décision et/ou du changement qualitatif. Il fallut cent
heures d’action par voie terrestre pour mettre un terme à la Guerre du
Golfe, mais cette rapidité supposa le préalable de sept mille heures de
préparation logistique et de mille heures d’opérations aériennes pour anéantir
les systèmes de communication et de commandement irakiens. Tout comme la
stratégie, l’information et la communication ne représentent pas des
fins en soi, il en va de même de la conquête de la liberté d’action,
par définition temporaire.
Économie des moyens et communication
C’est à la communication que ce principe est étroitement lié car
par elle passe le rendement des moyens. Si la concentration dans le temps et
dans l’espace de la force contre la faiblesse a toujours été le souci majeur de
la stratégie, cela ne signifie pas pour autant qu’il soit nécessaire d’y engager
le maximum de ses moyens. Le principe d’économie consiste à tirer le maximum de
profit des ressources dont on dispose en en dépensant le moins possible, et cela
afin d’élargir les dimensions de son action. Le grand art concentre le minimum
pour obtenir le maximum et s’efforce de faire en sorte que les moyens adverses
se concentrent inutilement ailleurs ou au mauvais moment. La chose n’est pas
concevable en dehors de deux atouts fondamentaux : la désinformation et la
mobilité. Alors qu’il se trouvait en état d’infériorité globale ou
stratégique de 1 contre 5 en faveur du Guomintang, Mao Zedong
recommandait de ne s’engager tactiquement que lorsque le rapport
s’inversait localement de 5 contre 1.
Cela supposait que les forces adverses
aient suffisamment de raison de se concentrer ailleurs et en pure perte. Seule
une manipulation efficace était en mesure de le réaliser. Pour Julian
Corbett[8], la véritable concentration est l’effet d’une
habile dispersion dans l’espace, et nous ajouterons dans le temps. Répartir les
moyens pour réaliser le plus grand effet représente la boussole de l’économie
des moyens, et le fin du fin consiste à utiliser les moyens d’autres acteurs
dont on instrumentalise la stratégie, Optimiser l’usage des ressources est à la
base du fonctionnement des empires où une région-centre domine un espace
démesurément grand par rapport à la petitesse de ses moyens disponibles.
Qu’un petit pays (i.e. la Grande-Bretagne), avec une faible armée, ait été
capable de réunir sous son empire les régions les plus convoitées de la terre et
de le faire aux dépens des plus grandes puissances militaires, c’est là un
paradoxe que ces puissances admettent difficilement[9].
A la fin du XVIIIe siècle, la disproportion démographique entre le Royaume Uni
et la France penchait nettement en faveur de cette dernière selon un facteur de
deux et demi, soit dix millions d’âmes contre vingt-six millions et pourtant
l’Angleterre domina le XIXe siècle de toute sa hauteur.
Très tôt consciente
de sa dépendance par rapport à la mer, elle organisa l’ensemble de ses moyens en
un organisme complexe dirigé d’un centre commun et assez élastique pour lui
permettre de couvrir un vaste champ en assurant le soutien mutuel des divers
éléments[10]. Ce que les Anglais réussirent
magistralement sur l’élément liquide et au-delà, Napoléon Bonaparte, pour qui la
stratégie devait se préoccuper de couper les communications adverses, le mit en
œuvre sur terre en développant le principe divisionnaire annoncé par
Guibert[11]. Ce principe consiste à diviser une masse pour
la rendre plus adaptable aux dangers et aux occasions, plus rapide dans ses
mouvements et plus libre par rapport aux contraintes géographiques. Son
application aurait été inconcevable en dehors de l’existence d’une
articulation communicationnelle qui faisait tenir l’ensemble des corps
de troupes dispersés dans la main de l’Empereur.
Ce dispositif en filet
renforçait l’incertitude et l’inconfort dans le camp opposé rendu incapable de
prévoir le lieu de la concentration des efforts. Le gain de liberté résultait de
l’excellence de l’économie. Ce faisant, l’Empereur créait les premiers
S.I.C.[12], Systèmes d’Information et de
Communication ou de Commandement ! L’efficacité en dépit et à cause de la
dispersion physique des divisions de Napoléon[13] n’était
possible que grâce au S.I.C. qui lui permettait en fonction du
renseignement et de son génie propre, de les faire confluer avec une célérité
supérieure là où il identifiait ou créait une vulnérabilité dans le dispositif
adverse.
Selon une définition classique, la stratégie recouvre la
conception, la génération et la mise en œuvre des voies et moyens qui
concrétisent un objectif poursuivi. Dans cette perspective, l’économie des
forces consiste en l’art d’articuler les voies et les moyens dans un système
communiquant permettant les appuis réciproques, la dispersion et la
concentration, et le jeu entre information et désinformation. A l’image d’une
pente qui fait converger en une seule masse, les petites billes de mercure
entraînées par la gravité, Napoléon concentrait la majeure partie de ses moyens
contre des fractions adverses. C’est ainsi qu’il atteignait la décision
jusqu’aux jours où les autres apprirent de ses innovations. Déconnecté, Grouchy
demeura hors de cause et inutile quand le Prussien Blücher arrivait à un point
décisif nommé Waterloo. L’économie des forces joua alors en faveur des coalisés.
Si au XIXe siècle, la communication permit de solutionner la gestion de masses
importantes, au tournant du XXIe, c’est encore elle qui assure l’efficacité des
agencements économiques et financiers complexes fonctionnant en temps réel. Mais
avec la sophistication, croit aussi la vulnérabilité des systèmes dont les
défaillances peuvent s’enchaîner en cascade.
Aujourd’hui les réseaux de
communication électronique permettent de considérables gains de temps en
mobilisant des composantes hétérogènes spatialement dispersées mais rassemblées
virtuellement dans un métasystème orienté. Nous assistons à la reproduction de
l’innovation napoléonienne, préfigurée par Guibert[14]. Dans
un système distribué en filet, l’information représente l’influx de base d’une
véritable virtualisation du principe d’économie. À la différence du
S.I.C. pyramidal qui permit à l’Empereur de tenir son monde au service
de son art tout d’exécution[15], la conception
horizontale de l’ancêtre d’internet Arpanet[16] suppose la
réalité d’une intelligence distribuée autant au niveau de la capture
d’information que de son traitement[17]. De cette
articulation en réseau, résulte l’action d’un seul et même organisme dans ses
adaptations en temps réel au service d’un objectif. Les bases de connaissance
qui centralisent l’information nécessaire à la conduite d’un projet ou d’un
dessein constituent un élément stratégique déterminant où chacun puise.
Véritables cerveaux collectifs, elles articulent des voies de communication
pyramidale et horizontale qui maintiennent la connaissance accumulée en
interaction permanente et intelligente avec les flux. En situation conflictuelle
ou concurrentielle, le différentiel d’information qu’elles créent joue sur la
célérité et l’effectivité supérieures du métasystème du même par rapport à celui
de l’autre ou encore à l’évolution des circonstances. Parce que le monde virtuel
est fait de flux, les classiques de la stratégie navale reprennent de
l’actualité. L’objet de la concentration navale, comme celui du déploiement
stratégique, sera de couvrir la plus grande surface possible tout en conservant
souplesse et cohésion de façon à assurer des rapides réunions de deux ou
plusieurs parties de l’organisme, en n’importe quel point de la surface
couverte, à la volonté du cerveau directeur et surtout une réunion rapide et
sûre de l’ensemble au centre stratégique[18]. Comme
toujours, la stratégie adore le vide[19] et la
virtualité représente un nouveau moyen de mailler l’espace, d’y maintenir
une présence.
Manœuvre, économie et liberté
La manœuvre est une œuvre créatrice par excellence… elle
prétend modifier ou déterminer le cours des événements, dominer le destin et ne
pas s’abandonner à lui, engendrer et faire naître le fait[20]. La combinaison entre les principes de liberté et d’économie
se révèle magistralement dans le concept de manœuvre. On raconte que le stratège
chinois Sun Tzu se rendit célèbre en posant le problème suivant à un souverain
qui l’interrogeait sur la stratégie. Deux écuries de chevaux entrent en
compétition au moyen de trois courses successives. L’écurie Blanche et
l’écurie Noire disposent chacune de trois pur-sangs dont les niveaux
sont excellent, moyen et faible. Sachant que Blanc connaît l’ordre d’engagement
des chevaux de Noir, comment ne pas subir le hasard et gagner à coup sûr ? Sun
Tzu recommande alors d’engager blanc excellent contre noir moyen,
blanc moyen contre noir faible et de sacrifier blanc
faible contre noir excellent. Cet exemple tactique répond
parfaitement à la définition de la manœuvre proposée par Raoul Castex : se
remuer intelligemment pour créer une situation favorable[21]. Il s’agit du contraire de l’impulsion aveugle qui consiste à
s’engager offensivement et défensivement partout pour n’être fort nulle part.
On ne mène pas une manœuvre en subissant la volonté ennemie et en acceptant
la loi du hasard[22], ce qui serait contraire au
principe de liberté d’action. La manœuvre permet précisément de tirer le
rendement maximum des ressources disponibles. Dans cette optique, l’historien
militaire britannique Liddel Hart recommande d’emprunter la direction ou la
méthode la plus imprévue[23] car elle frappe,
désorganise et prend au dépourvu l’adversité. Manœuvrer suppose déséquilibrer
ses forces sans que cela soit perçu avant que l’opération n’aboutisse. Au
lieu de l’ensemble gélatineux, invertébré et sans forme, au lieu de la
distribution homogène et dépourvue d’inspiration que l’on avait autrefois, on a
un arrangement dissymétrique, désaxé, orienté dans une direction préconçue,
voulue par l’esprit qui meut les forces et la matière. Suivant la formule
connue, ces forces sont à présent montées en système, et le trait essentiel de
ce système est précisément cette dissymétrie, nettement opposée à la symétrie
d’antan. L’intention manœuvrière se caractérise en effet, toujours, par la
dissymétrie des dispositions et des prévisions[24].
Elle est souvent d’inspiration indirecte. Dans l’Antiquité alors que Rome était
menacée en Italie même par les armées d’Hannibal, Scipion l’Africain profita de
la maîtrise romaine de la mer pour attaquer l’Espagne cartaginoise et couper
ainsi les communications terrestres de son adversaire.
Le souci de
l’examen permanent de son positionnement par rapport à son projet, à
l’environnement, à ses enjeux et aux acteurs qui s’y trouvent suppose un
traitement constant d’information et la mise en œuvre de dispositifs de
communication. La liberté qu’il s’agit toujours d’amplifier par la connaissance
des autres et des terrains, passe par l’information. L’optimisation de l’usage
des moyens sert la durée et la réalisation du dessein. L’intelligence, la
liberté d’action et l’économie des moyens se conditionnent et s’impliquent
mutuellement. Si l’information et la communication sont par nature stratégiques,
la généralisation de l’accès aux N.T.I.C.[25] devrait
s’accompagner d’une diffusion tout aussi importante de l’enseignement de la
stratégie. Plus le nombre de connectés grandit et la réalité réticulaire
contamine les foyers, les cultures, les entreprises et les nations, plus la
stratégie devrait s’imposer comme une école de l’art de la rencontre avec
l’autre[26], de la distance d’avec soi-même pour
maîtriser la dialectique de l’interaction des volontés[27]
et assurer les conditions permanentes de l’apprentissage et de la
créativité.
[1] Le go, jeu stratégique emblématique de
l’Asie, se présente de manière surprenante comme l’inverse du jeu d’échec. Les
pierres (pions) sont absentes du jeu au départ, de valeur égale ils ne sont pas
mobiles, le début d’une partie commence par les bandes pour confluer vers le
centre à la fin… L’avantage s’obtient du fait de la qualité des relations ou
connexions entre les pierres. Dans le go, la victoire résulte d’un avantage de
points alors qu’elle est absolue aux échecs à travers la capture du roi adverse.
Voir Le go aux sources de l’avenir, Pascal Reysset, Algo Chiron, Paris
1994.
[2] Traité de l’efficacité, François Jullien, Grasset, Paris
1996.
[3] Comprendre la stratégie, Jean-Marie Mathey, Economica Poche
Géopolitique, 1995.
[4] Introduction à la stratégie, Economica IFRI, Paris
1985.
[5] Théories stratégiques, volume II, Economica. Institut de la
Stratégie Comparée, Paris 1997.
[6] La théorie des jeux distingue entre les
jeux où le gain d’un protagoniste égale la perte d’un autre protagoniste comme
dans le cas du poker, on parle alors de jeux à somme nulle ou constante, des
jeux dits à somme variable soit où l’enjeu peut idéalement augmenter avec le
temps. Alors que dans le premier cas de figure, l’interaction entre les acteurs
est très conflictuelle, elle peut ouvrir à des relations de coopération dans le
second.
comme dans le cas du poker, de ceux où l’enjeu veut varier et
idéalement augmenter en valeur avec le temps
avec le temps. Les premiers sont
très conflictuels alors que les seconds permettent des coopérations entre
acteurs.
[7] L’art de la guerre, Sun Zi, Economica - Institut de la Stratégie
Comparée, Paris 1996. NB : selon les traductions, cet auteur est appelé Sun Zi,
Sun Tzu ou encore Sun Tsé, mais il s’agit du même texte.
[8] Principes de
stratégie maritime, Julian Corbett, Economica - FEDN, Paris 1985.
[9]
Id.
[10] Id.
[11] Principe de grande tactique, Comte de Guibert, Paris,
1778.
[12] La défaillance de ce ‘SIC’ à l’aube de Waterloo contribua à sa
défaite.
[13] Voir à ce sujet les ouvrages de Hubert Camon La guerre
napoléonienne et du Général Colin Les transformations de la guerre, Economica -
Institut de la Stratégie Comparée.
[14] A une autre époque, les Mongols
excellèrent dans ce type de stratégie, voir Les empires nomades, de Gérard
Challiand.
[15] Définition attribuée à Napoléon Bonaparte.
[16] Le
programme Arpanet lancé par le Pentagone en 1968 visait à doter les Etats-Unis
d’Amérique, d’un système de communication non pyramidal ou a-centré qui puisse
survivre à une frappe nucléaire surprise en provenance d’Union Soviétique. La
conception du réseau était telle que tout centre de commandement détruit devait
pouvoir être remplacé par un autre.
[17] Dans La culture stratégique
américaine, l’influence de Jomini (Economica - Institut de la Stratégie
Comparée), Bruno Colson montre combien celle-ci s’est constituée à partir de
l’interprétation par Jomini, des principes de Napoléon. Il est étonnant de
retrouver cette filiation jusque dans Internet.
[18] Op. cité, Julian
Corbett.
[19] Le tournoi des dupes, Pierre Fayard, L’Harmattan, Paris
1997.
[20] Théories Stratégiques, vol. II, op. cité.
[21] Id.
[22]
Id.
[23] Strategy, the indirect approach, Basil Liddel Hart
[24] Id. tome
II
[25] Nouvelles Technologie de l’Information et de la Communication.
[26] Stratégie, réflexions et variations, Guy Labouérie, Editions
ADEM
[27] André Beauffre, op. cité.
Pierre Fayard, 2003




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