Ce livre de stratégie n’est pas un livre de recettes, son ambition est plus grande.
En puisant dans les cultures d’Orient et d’Occident, il a la prétention de stimuler et d’inviter à partager d’autres horizons.
Son désir de séduction trouble le lecteur par des oppositions et des rapprochements où sont conviés aussi bien Jacques Brel que Clausewitz ou Lao Tseu, le jeu de go ou l’aïkido, Baltasar Gracian ou le Gorin-no-sho.
Certes, Sun Tzu et la tradition chinoise y figurent en toute première place, mais aux côtés des française, japonaise, nord-américaine, britannique et de la corrida espagnole.
L’argument central consiste à enrichir les capacités de séduction des managers et plus généralement de toute personne soucieuse de relations dynamiques et harmonieuse dans sa vie professionnelle ou personnelle.
Après le « Comprendre et appliquer Sun Tzu » qui s’appuyait sur le classique des 36 stratagèmes chinois pour s’approprier cette pensée stratégique asiatique, ce dernier livre de Pierre Fayard s’inspire de l’autre grand classique qu’est « L’art de la guerre » de Sun Tzu.
Exception faite des moyens de contrainte, de violence et de destruction, toute la panoplie de la stratégie est applicable en séduction. Mais à l’inverse du conflit, l’autre n’y est pas un adversaire. "Je, n’est rien sans l’autre", constitue la pierre angulaire de la séduction. Un exclusif "moi-je blindé d’agressivité et d’arrogance n’est pas le meilleur vecteur de la confiance et encore moins du succès ! Le besoin de l’autre invite à s’en faire le complice, et l’intelligence voudrait que l’on s’en préoccupe avant soi-même, ne serait-ce que par souci d’efficacité.
La remise en cause des modèles de séduction comme de ceux de la stratégie est une condition essentielle pour s’assurer de la surprise dans l’interaction des volontés qui la caractérise.
La liberté d’esprit en est la condition, et le manageur tout comme le séducteur a tout à gagner à s’émanciper de la dictature de scénarios tout faits et qui le rendent prévisible, ce qui est bien peu stratégique.
Dans ces domaines, rien n’est pire que l’orthodoxie et c’est pour cela que dans l’histoire de l’humanité les petits émergents l’emportent généralement sur les gros installés.
Cette dialectique entre l’insolite et le conventionnel est au cœur de la pensée stratégique issue de Sun Tzu pour qui tout peut servir, y compris la faiblesse, pour l’emporter.




Il est deroutant pour l'interlocuteur d'etre sur le meme "terrain" (ou positionnement strategique) que lui (=l'eau fuit les hauteurs), et d'utiliser la meme strategie que lui(= l'eau ne negocie pas les conditions du relief)
Avec quelqu'un qui dit moi-je , il faut dans un premier temps simuler la faiblesse.
Rédigé par : ans | 30 janvier 2010 à 14:18
Il faut vouloir etre sur tous les "terrains", et etre capable de d'utiliser tous les types de seductions: c'est faire le choix de la fin dans les moyens ( ce qui double l'efficacite de notre action car on peut se contenter de faire la moitie du "travail"), de savoir et de pouvoir ( l'un renforcant l'autre)
Moyens et fin ne sont que les faces d'une meme piece. ( certains voit le moyen d'autres la fin) Il faut vouloir avoir les moyens, d'avoir les moyens, d'avoir les moyens, ...
Rédigé par : ans | 30 janvier 2010 à 14:54
Il faut défendre avec la stratégie d'attaque de l'interlocuteur et attaquer avec la stratégie de défense de l'interlocuteur.
Rédigé par : ans | 30 janvier 2010 à 18:28